vendredi 29 février 2008

"Sous-financement des universités - L'UQAM, la pointe de l'iceberg"

[...]
Quelques données et le «cas» UQAM

La subvention de base versée par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) représente, dans le budget de fonctionnement de l’UQAM, une proportion beaucoup plus importante (près de 66 % en 2004-05) que pour l’ensemble des universités québécoises (53 %). Cet écart est demeuré stable depuis 1997-98. Ainsi, à cause de l’importance de son financement provenant du MELS, l’UQAM se révèle particulièrement sensible aux changements de politiques de financement.

La nouvelle grille de répartition des subventions en vigueur depuis 2007-08 ne corrige pas cette situation. En accroissant, entre autres, le poids du financement pour les études aux cycles supérieurs et pour le secteur de la médecine (absent à l’UQAM), elle défavorise davantage les universités qui ont un pourcentage plus important de leurs étudiants inscrits aux programmes moins bien financés. Cela explique l’effort de recrutement des universités pour les cycles supérieurs, de même que l’impasse budgétaire inévitable pour un département, voire une université, qui possède un premier cycle important. Ainsi, plus fort est le premier cycle… plus faible est l’apport budgétaire.

La charge d’enseignement

Comme le rappelait à juste titre le Syndicat des professeurs de l’UQAM (SPUQ) dans un message diffusé le 26 janvier dans Le Devoir, l’UQAM fait de plus en plus appel aux chargés de cours parce qu’elle manque de professeurs. En 2004-05, ceux-ci assumaient 47 % des cours en comparaison de 61,8 % dans l’ensemble des universités. En 2007-08, 40,8 % seulement des charges de cours au premier cycle sont données par des professeurs. Le nombre de chargés de cours et le nombre de charges de cours qu’on leur confie ont augmenté et continuent d’augmenter plus rapidement à l’UQAM que dans l’ensemble des universités.

La surcharge s’exprime aussi par le ratio étudiants/professeur, qui était de 27,3 à l’UQAM en 2005-06, en comparaison de 21 pour l’ensemble des universités québécoises. Le ratio est particulièrement désastreux au premier cycle: 23,5, comparativement à 17,3 pour l’ensemble des universités. Cela révèle clairement un corps professoral insuffisant. Pourtant, le ratio de 18,5 était considéré, au cours des années 1990, comme la norme afin de préserver la qualité de l’enseignement et de l’encadrement étudiant. [...]

mercredi 27 février 2008

Carnet d'une gréviste... à l'UdeM



Oui, la grève n'est pas l'objet propre aux étudiant-es endiablé-es de l'AFESH... La grève comme la misère se multiplie et se reproduit même à l'UdeM.

Soyons clair, j'ai des ami-es de qualité. J'ai des amis allumé-es. Donc, j'ai des ami-es impliqué-es.

Joie !!

Joie parce que NON ! nous ne sommes pas seul ! Pardit, nous sommes loin de jouer les martyrs uqamiens. Bon, sans doute un peu les dérangés du mouvement étudiants, mais nous avons passé le stade des amateurs, je vous l'ASSURE !!!

Donc, jeudi passé en panique (manif nationale - personne à l'AFESH-, cours à levé TRÈS problématique -vive le BES-) j'ai fait un téléphone de détresse mi chantage-émotif mi-suppliant à une amie impliquée dans l'ASSO de Socio de l'UdeM. En échange, elle venait avec du renfort, une énergie électrisante et je lui promettais ma reconnaissance éternelle et mon soutient pour l'aider à barrer les cours de socio. Bon deal ! Enfin de la collaboration extra-muros !!

J'arrive en plein coeur des tourbillons, réunion de commité de mob, flou administratif, questionnements, frustrations, rires et confusions. Bref, ici comme ailleurs, même combat.

La différence c'est que notre discours (en tout cas le mien et celui de Pwel j'en suis convaincu) c'est rafiné. j'ai manger mes premières volées verbales en novembre, battu et débattut des questions reliées à l'éducation mainte et mainte fois (Ah! comme je plains l'ensemble de mon entourage même si les média nous boudent comme si nous étions de vilains enfants problématiques, croyez-moi... l'ENSEMBLE de ma famille est au courant !! Je crois même qu'ils s'attendent à me voir à TQS à me démener contre les forces de l'ordre... bref, ils suivent le dossier -pas certaine que leur motif soit les meilleurs, mais Bon Yeu ! ils suivent le débat-

Ce que je me dis, c'est oui... nous sommes étudiant-es, oui... nous vonlons un monde meilleur et c'est très louable. Mais je crois que notre plus grande faute c'est d'y croire. J'ai semble t'il empêchée le cours d'un requin sociologue au bras trop long. Tant pis, sérieux... je suis en histoire... J'avais donc un recule déroutant (pour une fois !!! yesss !!!) Mais ce qui me trouble vraiment, c'est sa face qui se veut sérieusement tragique et éloquante, elle connait quelque chose que j'ignore. C'est bien, bien hâte qu'elle me l'apprenne... Ben non... encore déçue par un discours simpliste... puffff !! La preuve ultime que même avec un Ph-d, c'est pas certifié au dessus de la moyenne.

Professeur énergique et quasiment haineuse :

- Tu penses pas changer le monde ! Tu penses pas arriver avec quoi que ce soit avec un vote de grève de Socio. Vous êtes seul. Vous n'avez aucune chance !! Penses-y !!!

moi de répondre débonnaire :

- Rien faire laisse combien de chance ? Si nous avons 1 chance sur un million, une seule petite chance ça vaut la peine. Si on fait rien comment peut se faire les changements ?

Je tiens à dire et à réitérer que cette prof est en socio... anyway...

Finalement, ça brasse à l'UdeM, bon... pas mal plus d'idée que d'autres choses... mais nous commençons toujours à repenser le monde avant de le changer.

Résolutions de la Comission de études, mon 3/4 de grève, l'UdeM

J'ai enfin réussi à mettre la main dessus (pas par l'adresse qu'ils nous avaient donné).

Voici donc le pdf.

Deux passages assez intéréssants:

Que, dans les cas où cela s'avère nécessaire, les modalités exactes de report ou de reprise des évaluations (travaux, examens et autres) soient décidées par les responsables du cours ou de l'activité et les étudiantes et les étudiants dès la reprise des cours ;
Que, pour tous les cours où deux périodes ou plus n'ont pas eu lieu, une entente précisant les modalités mises en place pour atteindre les objectifs de formation (aménagements du calendrier de récupération, nombre et échéances des évaluations des apprentissages, pondération respective des contenus ou objets d'évaluation dans l'évaluation globale) soit adoptée à la majorité des étudiantes et étudiants présents, dès le retour en classe, et soit transmise au département et au décanat de la faculté ;


Je savais bien que ce qui se passait dans les classe restait entre professeurs et étudiants;).
Malheureusement, pour plusieurs classes où le consensus va se faire plus difficilement, ses résolutions vont se terminer par un affrontement verbal. Il est proposé par le recteur et appuyé par le vice-doyenne aux études de la Faculté des sciences humaines que la plage horaire ou le calendrier soit rallongé. Par la suite il est ajouté le petit bout que je vous ai retranscrit.
Le professeur intransigeant qui voudra commencer ses cours à 8:30 à partir de la journée qui lui conviendra à lui sera dans son droit et pourra s'appuyer sur les résolutions. Les étudiants qui voudront discuter de quand et comment reprendre les cours conjointement avec le professeur seront aussi dans leurs droits. En espérant que personne ne va tirer sur la couverture.

à suivre...

Eh oui! Je suis passée de 1/4 à 3/4 en grève. Sciences politiques à lâché Droit (tout deux faisant partie de l'AFESPED) pour mener sa GGI conjointement avec l'AFESH et la CEARC-UQÀM. Je n'ai donc que mon cours de langue à gérer avec la grève. ça va être plus facile:)(égoïstement, je dois aussi admettre que mon retour de grève va être plus facile, des examens et des travaux déjà comptabilisés...).

Aujourd'hui Nat est allée aider nos camarades de l'Université de Montréal. Eux aussi ont des levées de cours qui peuvent s'avérer difficiles...

Ils semblent avoir un peu de difficulté avec internet, nous avons donc dû appeller directement à la source:P.

Donc à l'UdeM,

ceux qui sont en grève générale illimitée:
-Sociologie 1er cycle
-Littérature comparée
-Travail social

ceux qui attendent un plancher de 5 association avant de déclancher la grève:
-Anthropologie 1er cycle
-Sociologie cycles supérieurs

Ceux qui sont présentement en grève sont à peu près 1000.

mardi 26 février 2008

Quoi faire cette semaine...


Le désastre financier de l’UQAM prend une allure de plus en plus grotesque alors que les subventions retenues par le gouvernement pour cause de mauvaise gestion poussent l’UQAM à emprunter des sommes qui engendrent un intérêt quotidien de 52 000 $ (Le devoir, 20 février 08). Le gouvernement punit ainsi les récalcitrants à sa politique d’austérité budgétaire, mais l’UQAM ne doit pas être gérée comme une business . Elle est une institution publique devant favoriser l’accessibilité des classes populaires à une éducation postsecondaire de qualité. C’est en ce sens que l’État doit assurer le soutient financier d’une institution aussi importante. La logique comptable, quant à elle, ne reconnaît que ses propres règles et compromet aujourd’hui la mission de cette université. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg...


Mardi 26 février :
7h30 : Débrayage spécial pour lève tôt
11h00 : Mobilisation à l’université de Montréal qui connaît des hausses de frais semblables à celles de l’UQAM. Plusieurs assemblées générales de grève s’y tiendront (Rendez-vous à 10h00 devant le local de l’AFESH)


Mercredi 27 février :
7h30 : Débrayage spécial pour lève tôt
8h, 12h et 17h : MOBILISATION URBAINE Diffusion d’information sur la situation uqamienne à la population sur la place publique.
10h00 : Journée d’études sur l’éducation et le néolibéralisme
19h00 : Projection de films

"Les étudiants votent pour le maintien de la cano"

Les étudiants de l'UQAM se sont prononcés à 64 % en faveur du maintien de la cotisation automatique non obligatoire (CANO) pour financer les groupes étudiants d'envergure, lors du scrutin électronique Omnivox qui s'est tenu du 18 au 22 février derniers.

Pour être valides, les résultats de ce référendum devaient avoir reçu l'adhésion de 50 % + 1 des votants et avoir obtenu un appui majoritaire dans au moins quatre facultés sur sept, en plus de représenter au moins 5 % de l'ensemble des étudiants de l'UQAM.

Les 36 890 étudiants de l'UQAM inscrits au trimestre hiver 2008 ont été appelés à voter. De ce nombre, 2 246 se sont prévalus de leur droit de vote, soit une participation de 6,09 %. Le oui l'a emporté dans six des sept facultés.

Les résultats seront présentés et entérinés au Comité à la vie étudiante à sa prochaine réunion.

Qu'est-ce qu'une CANO ?

Les étudiants de l'UQAM contribuent, chaque trimestre, à une CANO afin de soutenir financièrement les groupes étudiants d'envergure. Cette CANO est inscrite sur le relevé d'inscription-facture. Un seul groupe étudiant d'envergure existe actuellement, pour lequel les étudiants versent une cotisation de 2,25 $ par trimestre. Il s'agit de CHOQ.fm, la radio étudiante de l'UQAM.

Ceux qui ne désirent pas contribuer à la CANO peuvent, après avoir acquitté le montant dû, obtenir un remboursement en début de trimestre.

Les groupes d'envergure

En 2005, le Comité à la vie étudiante a autorisé le principe du prélèvement d'une CANO pour soutenir des groupes étudiants d'envergure. Ces derniers doivent entre autres, poursuivre des objectifs de nature collective et communautaire qui ont une incidence sur l'ensemble de la communauté universitaire.

Jean-Louis Richer, directeur

Services à la vie étudiante



Un référendum avec une participation de 6,09% ?!?!
Après ça j'entend chialer sur les ag qui pourtant peuvent avoir jusqu'à 15 à 20% de taux de participation...

De toute façon...

Vive CHOQ;).

dimanche 24 février 2008

Réveil de la commission des études

Tous les étudiants du premier cycle ont reçu vendredi le courriel qui "établit les modalités de validation du trimestre d'hiver 2008 pour la faculté des Sciences Humaines", directement de la plume de Corbo.

Tous les étudiants, pas seulement ceux en sciences humaines. Moyen de faire peur aux autres qui doivent se positionner pendant la semaine de relâche?

Qui plus est, les mobilisés ont fait du bon travail,les étudiants qui s'en faisaient pour la validité de leur session savent maintenant, qu'historiquement, la commission des études n'a JAMAIS annulée une session, et que pour des raisons très simples (ils faut bien qu'on sorte vite vite vite sur le marché;) ) ils n'ont pas du tout l'intention de le faire. Les messages reçus à ce propos n'ont donc plus les air des menaces apocalyptiques qui plannaient sur nous en automne. Bonne chose.

Une partie m'a cependant fait froncer les sourcils:"Les mesures adoptées s'inspirent de celles proposées à l'automne 2007 et prennent en compte le nombre de cours perdus. Rappelons que la semaine de lecture fait partie intégrante des 15 semaines de cours du trimestre d'hiver.
Au 3 mars prochain, c'est possiblement quatre activités de formation qui auront été perdues pour certains étudiants mobilisés par des assemblées générales, des boycottages de cours, des manifestations ou autres moyens de pression. Si la grève devait perdurer, la Commission des études devra statuer, à sa réunion du 18 mars, sur une prolongation du trimestre d'hiver.
"

...
Bien sur que nous avons fait exprès de mettre la semaine de relâche dans la grève, sinon il y avait des chances que la Comission des études nous la vole ("vous avez voulu faire la grève, ben vous n'aurez pas de semaine de relâche!"). Il est vrai qu'elle fait partie de la session, mais de là à dire qu'elle comprend "des activités de formation"... il y a une marge!

J'espère qu'ils n'envisagent sérieusement pas de nous remplacer la semaine de relâche par 3 heures de cours... je ne pense pas avoir assez de vocabulaire pour communiquer à quel point cette idée me fait m'étouffer.

Pour l'instant, la grève a duré le temps de 2 semaines de cours et la semaine de relâche.
Nous en sommes donc, pour chacun des cours concernés par la grève, à 6 heures de moins dans notre formation. Et ils veulent nous en faire payer le double pour les AG et la semaine de relâche.

Personnellement, j'ai perdu 6 heures dans un cours, c'est tout. Qu'est ce qu'ils vont dire à ma prof? Qu'il faut qu'elle allonge la matière?

En plus, le plan de retour à l'automne 2007 était beaucoup plus rigide que ceux vu auparavent (même beaucoup plus rigide que lors de la grève de plusieurs semaines en 2005). Quand je lis qu'ils s'appuient là dessus, je me rappelle très bien qu'à la dernière session, quand Corbo lui même m'enseignait, il s'est pointé avec un papier disant quand, exactement, il allait reprendre chacune des heures perdues pendant la grève, et qu'il n'a pas eu le choix de reculer, de s'adapter. Il avait commencé par dire qu'il avait les mains attachées par la Comission, mais devant la levée de boucliers, il s'est montré, tout à coup, beaucoup moins intransigeant.
Nous avons ainsi pu reprendre quelques heures de cours (mais pas toutes) à des moments convenus par les deux partis, et il a visé plus spécifiquement, dans nos lectures, ce qui allait nous aider à comprendre la matière perdue.

Nous avons réussi à trouver un accord où personne n'a été pénalisé, et où les étudiants montraient qu'ils prennaient leur tâche d'apprentissage au sérieux.

Nous avons réussi à trouver un terrain d'entente avec Corbo, et présentement c'est lui qui nous écris encore que les professeurs auront les mains liés par la Comission!

Des fois dans cette lutte je me sens comme dans le jour de la marmotte...

Dans le court courriel, était ajouté un lien du texte intégral de la résolution de la Comission des études: http://www.instances.uqam.ca/ce/reso/Fevrier_08/10991.html
Mais ça prend un mot de passe inconnu des étudiants (j'ai essayé tous les miens en tout cas).
Bravo pour l'info...
*Lève les yeux au ciel*



...
Hihi! Je devrais peut-être lui réécrire pour lui dire?:P

"Le mouvement populaire défend la gratuité scolaire"

Sur "Combats à Québec".

"Une société du savoir ?"

«Il y a un extraordinaire dynamisme au sein des universités, note pour sa part M. Beauchemin. Là où je crois qu'il doit y avoir sauvetage, c'est dans le discours des artisans de l'université. D'une même voix, nous devons proclamer sans honte que l'université est un lieu de savoir déterminant. Qu'elle n'est ni une entreprise ni une organisation publique. Ses besoins financiers sont immenses et la société tout entière doit consentir à l'effort. Et si nous sommes dans l'obligation de rendre des comptes, nous ne pouvons toutefois le faire comme n'importe quelle autre compagnie, puisque nous avons besoin de notre autonomie pour réaliser la mission qu'on nous confie. Nous portons ce message plutôt mal présentement, car la dynamique sociale nous pousse à être sur la défensive et inhibe nos revendications.»

vendredi 22 février 2008

Manif du 21 février


Grâce à la gang du NEFAC-Qc nous avons plein de belles photos de la manifestation d'hier à Québec:).

Ici leur photo-reportage maison.

Ici la nouvelle du Média Matin Québec.

Et celle journal Le Soleil

*La photo vient Du Média Matin Québec

Mon coeur est plein d'amour...



L’ UQAM, l’Université au cœur des savoirs

L’UQAM, c’est plus de 176 500 personnes diplômées.

L’UQAM, c’est 42 000 étudiantes, étudiants inscrits dans 180 programmes de 1er cycle et 110 programmes d’études supérieures.

L’UQAM, c’est, par année, 57 M$ en recherche-création.

L’UQAM, c’est aussi et surtout l’ensemble des personnes qui soutiennent et réalisent sa mission.

Retour sur la journée d'hier...

Non, nous ne sommes pas allées à la manifestation nationale, dommage pour nous. Mais ce matin je cherche un média qui en parle et je ne trouve rien. Manifestation contre l'indépendance du Kosovo, du PKK en France,même des apiculteurs de France... mais rien sur des étudiants dans le froid.

Étaient-ils seulement 3?

Ce qui me fait penser à quelque chose qui s'est passé hier:
Après avoir levé le cours de Nat (le même cours cauchemardesque de la semaine dernière, où les piqueteurs ont eu a essuyer des attaques personnelles), certaines de nos connaissances qui faisaient partie du cours (qui ne nous ont pas du tout aidés, mais qui attendaient de voir si nos efforts allaient être récompensé ou si ils allaient avoir un cours) sont restés un peu plus longtemps dans notre cadre de porte pour jaser avec nous.
Certains ne nous ont pas aidé parce qu'ils n'en voulaient pas de grève. Soit.
La majorité ne nous ont pas aidé parce qu'ils sont contre cette grève-ci. Ok, je comprend difficilement l'argument étant donné qu'on se bat pour les mêmes buts que la semaine dernière et qu'en novembre, mais bon, je n'obligerais pas quelqu'un à mener une action avec moi si il ne veut pas.
Même quand ils se sont demandé mutuellement: "t'es pas à Québec toi?" (pour la manifestation) et que tout le monde disait non avec une excuse, tout allait bien, c'est de l'ordre de la conversation.
Là où je suis devenue bête c'est quand, en se tournant vers le cadre de porte où nous étions postées, un d'entre eux dit: "c'est vous autres qui auriez dû y aller".
-Pourquoi?
-Ben là...
-Ben là quoi?
-Ben tsé une manifestation c'est plus important et significatif que *signe vers la porte que nous bloquons*.
-Euh... (Pwel qui defuse) Cette semaine j'ai fait 3 jours de levées de cours, diffusé la pétition au max (aucune idée de quelle pétition je parle), j'ai fait une manifestation, j'ai affronté des policiers, et ajoute à ça 2 examens parce que je n'ai pas juste des cours en sciences humaines faique je m'excuse d'avoir une vie et que des fois ça me tente d'être chez nous le soir.
-...


Plus tard dans la journée, en racontant cet incident à un ami "vacancier" il a écouté la fin de mon histoire en disant: "moi aussi je suis comme ça".
-?
-Ben moi je n'ai pas le goût d'aller faire des levées de cours et des manifestations, ça ne me tente vraiment pas de prendre le temps de vivre ça, mais je m'attend de ceux qui ont le goût de le faire qu'ils le fassent jusqu'au bout. C'est niaiseux, on ne pense pas à ces gens là comme voulant retourner tranquillement chez eux souper, on s'attend tout le temps à ce qu'ils nous sortent une pancarte.
-C'est décevant de voir que c'est des êtres humains à qui ça ne tente pas tout le temps, et qu'il faut que tout le monde fasse sa part, aussi petite soit-elle?
-...
-Tiens, je te donne ton premier carré rouge
-Je vais le mettre sur mon sac.


Est-ce-que la levée du cours d'hier est allée aussi mal que la semaine dernière? Absolument pas.
Le professeur à voulu engager un débat sur le sujet avec les étudiants du cours sur internet, malheureusement, le débat a vite tourné en lapidation numérique de Nat qui arrivait avec des informations vraies et un ton poli. Ce supposé débat à duré une partie de la semaine, épuisant moralement Nat (même si on a pas 12 ans, être la cible de tous, ce n'est pas drôle) et même moi (disons que la tâche était très lourde pour une seule personne;) ). Malheureusement, il a fini comme le débat que le professeur avait voulu engager dans la classe; en insultes. Ceux qui appuyaient les énnoncés de Nat le faisaient en lui envoyant des messages privés, ayant peur des représailles s'ils le faisaient publiquement... bref la joie...

Nous savions que nous risquions de n'être que deux pour bloquer les portes (tout le monde parti à Québec) alors à la porte que nous ne pouvions pas surveiller, j'ai fait des piles de chaises pour la bloquer. Le professeur est arrivé 30 minutes avant son cours, il passe à côté de nous et s'en va vers l'autre porte, quand il voit qu'elle est bloquée il revient avec un air très fâché...
Mais nous avons discuté calmement. Je voulais lui faire comprendre que les chaises étaient simplement un outil, non pas un affront personnel. Nous voulions aussi qu'il comprenne que c'est parce que nous n'étions que deux que nous ne laisserions personne passer la porte (rendu en dedant...essayer de les déplacer devient vraiment ardu). Nous voulions qu'il comprenne que le beau débat qu'il voulait instaurer était en train de semer la zizanie entre ses 110 étudiants, et que ceux qui sont "contre" sont ceux qui ont les arguments comme "t'es con! t'es vraiment con!". Comme pour illustrer nos propos, en même temps que nous jasions, des étudiants qui voulaient le cours (ils étaient une douzaine) lancaient des injures à Natacha. Il a très bien compris ce que nous voulions dire. Il a félicité Natacha pour ses écrits en lui disant qu'elle avait gardé tout le long du débat des arguments et une plume universitaires. Nous l'avons laissé entrer avec ses 12 étudiants, après qu'il nous aille dit, qu'évidement il ne pouvait pas faire le cours, il n'avait pas les conditions pour.
Son honneur était sauf, il faisait entrer ses étudiants à travers la barrière pour leur parler en privé.
Notre but était atteint, il n'y aurait pas de cours.

Anectodes amusantes...
Dans un moment où les esprits s'échauffaient, le prof monte le ton et dit: "Ben voyons donc! C'est juste des chaises! Vous pensez pas que ça peut arrêter quelque'un?!"
-De toute évidence, eux, ça les arrête monsieur.
*Regard vers sa douzaine qui est dans le couloir et qui regarde les piles de chaises sans bouger*
*Soupir de découragement du prof*

La gardienne de sécurité (ils étaient 5 à regarder notre "affrontement") m'accroche quand c'est fini et dit avec un ton particulièrement cassant: "Tu vas ranger les chaises astheure!"
-Euh... vous avez l'air capable vous.
*soupir frustré*
... Mais elle a quand même rangé toutes les chaise:P.


Donc... si quelqu'un à des nouvelles de la manifestation d'hier, nous attendons.

Voyage dans le temps

:)... mais :/ quand même.

mercredi 20 février 2008

L'état des choses....

État des mandats de grève En date du 20 février 2008 14h21


Associations en grève générale illimitée


Association facultaire étudiante des sciences humaines de l’UQAM (AFESH-UQAM) Depuis le 11 février AG de reconduction : 3 mars Nombre de membres : 5 400


Association étudiante du module de sciences sociales de l’Université du Québec en Outaouais (AEMSS-UQO) Depuis le 18 février, jusqu’au 20 février 0h Nombre de membres : 280


Conseil étudiant d’animation et recherche culturelle de l’UQAM (CEARC-UQAM) Depuis le 19 février AG de reconduction : 4 mars Nombre de membres : 600


Association en grève le 20 février

Association étudiante de science politique et de coopération internationale de l’UQAC (AESPCI) Nombre de membres : 50

Associations en grève le 21 février, manifestation nationale à Québec


Association facultaire étudiante des langues et communications de l’UQAM (AFELLC-UQAM) Nombre de membres : 3 720


Association des étudiantes et étudiants en science politique de l’Université Laval (AÉÉSPUL) Nombre de membres : 320


Association facultaire étudiante des arts de l’UQAM (AFÉA-UQAM) Nombre de membres : 4 045


Association générale étudiante du Cégep du Vieux-Montréal (AGECVM) Nombre de membres : 6 800


Association étudiante de science politique et de coopération internationale de l’UQAC (AESPCI) Nombre de membres : 50


Association étudiante du Cégep de Sherbrooke (AÉCS) Nombre de membres : 6 400

Regroupement des étudiants et étudiantes en sociologie de l’Université de Montréal (RÉÉSUM) Nombre de membres : 148 Mandat de grève générale illimitée avec un plancher de 3 associations étudiantes de l’Université de Montréal.

Association générale des étudiantes et étudiants prégradué-e-s en philosophie de l’Université Laval (AGEEPP-UL) Nombre de membres : 140

Association générale étudiante des lettres et sciences humaines de l’Université de Sherbrooke (AGEFLESH) Nombre de membres : 2 500

Société générale des étudiantes et étudiants du Collège de Maisonneuve (SoGÉÉCoM) Nombre de membres : 5 800

Syndicat étudiant du Cégep Marie-Victorin (SECMV) Nombre de membres : 3 300

Association étudiante du module de science politique de l’UQAM (AEMSP-UQAM) Nombre de membres : 721 En grève générale illimitée à partir du 21 février AG reconduction : 5 mars

Total en grève le 21 février : 39 944

WoW... le plus beau des canulards

aller voir le site de l'UdeM... c'est malade... le message est trop clair....

"MOI, j'appuie l'UQAM!"

La communauté se mobilise.
Le sous-financement et la dérive immobilière menacent l'UQAM.
Tous les syndicats de l'UQAM s'unissent pour sa défense,
sa promotion et la poursuite de son développement.
Moi, j'appuie l'UQAM!

La communauté de l’UQAM se mobilise pour défendre son institution aux prises avec des problèmes financiers majeurs. Depuis ce matin, un site Internet est en ligne (www.jappuieluqam.org) et tous les citoyens y sont invités à signer une pétition pour appuyer la mission et le mandat de cette université.

Cette action est une initiative des quatre syndicats de l’UQAM qui représentent les professeures, professeurs, les personnes chargées de cours, les employées, employés de soutien et les étudiantes, étudiants-employés. Le sous-financement, la rétention des sommes dues par le gouvernement du Québec, les intérêts des emprunts qui en découlent et la dérive immobilière menacent l’UQAM, son mandat académique, la diversité des cours offerts et sa mission de recherche.

Le lancement de ce site Internet s’inscrit dans un plan d’actions intersyndicales qui s’échelonnera sur les prochaines semaines.


Il y a déjà plein de noms sur la pétition^^, ça fait du bien de voir des appuis.

Pour le site et la pétition

Notre recteur nous répond?

Tranquillement, l'administration semble se rendre compte que l'opposition étudiante est une force à ne pas sous-estimer (reconduction de grève, départements qui veulent grèver indépendamment de leur faculté, course à travers la ville pour attraper Corbo:P).
Notre recteur nous a donc (encore) écrit un beau message pour nous rassurer...

À propos de la fameuse "liste orange" des programmes en danger, voici ce qu'il en dit:

1. Dans une université, il y a différentes catégories de programmes. Il y a d'abord des programmes correspondant aux trois cycles, aux domaines fondamentaux du savoir et de la culture. Il y a aussi des programmes qui visent à répondre à des besoins ponctuels. Ces programmes de formation ou de qualification professionnelles sont le plus souvent destinés à des groupes précis et sont conçus pour une durée limitée. Cette deuxième catégorie n'a pas la même permanence que la première. Plusieurs de ces programmes se retrouvent sans effectifs ou n'ont pas encore été ouverts. On peut et on doit s'interroger sur leur maintien. Il serait indéfendable de dire qu'un cours, une option ou un programme ayant existé un jour doit exister toujours.
Jusque là il commence pas si mal...

2. Les programmes couvrant les domaines fondamentaux du savoir doivent quant à eux être régulièrement mis à jour pour mieux composer avec l'évolution des savoirs et des besoins de formation. Les programmes qui ne sont pas régulièrement revus finissent par susciter moins d'intérêt. Moins d'étudiants s'y inscrivent et l'offre de cours est alors forcément réduite. Pour assurer la vitalité des programmes, il ne faut pas hésiter à revoir ceux-ci régulièrement pour les mettre à jour. C'est ce que fait l'UQAM comme toutes les autres universités d'ailleurs.
C'est là que ça se gâte...
Je prend juste l'exemple du département d'histoire et du cours de Rome antique.
Euh...
Ne plus avoir de cours sur ROME dans le PROGRAMME D'HISTOIRE?!
Nous sommes d'accord que nous ne parlons pas de l'histoire des Papous (aussi sympathiques soient-ils)... mais de ROME!

3. Les décisions de fermeture de programmes ou de suspension des admissions ne sont prises ni par les comptables, ni par le recteur. Le processus décisionnel part de l'avis de la Faculté et passe par la recommandation de la Commission des études, avant d'être confirmé par le Conseil d'administration. Dans toutes ces instances, il y a des professeurs, des étudiants, des chargés de cours, des employés.
Oui oui, j'ai bien compris monsieur le recteur, vous ne prenez pas les décisions, vous les subissez. Pourquoi vous en vouloir en tant que symbole administratif qui représente exactement ce pourquoi nous nous battons? Pauv tite bête... il n'aime pas ça se faire courrir dans les couloirs...

4. Quand l'Université décide de suspendre les admissions dans un programme ou même d'abolir un programme, elle doit permettre aux personnes déjà inscrites de compléter leur programme. Si ces dernières satisfont aux exigences du programme, elles se voient décerner leur diplôme.
"Bonjour, je suis intéressée par votre poste de *******."
-Ah oui, laissez moi regarder votre c.v., vous êtes diplomé de l'UQÀM en *******?
-Oui
-Euh... mais c'est un département qui n'existe plus maintenant.
-Euh... oui
-Votre diplôme vaut quoi d'après vous?
...


Toujours pour coller à l'idée qu'il veut donner d'être un administrateur ouvert, il nous donne même un email où le rejoindre en disant qu'il essayera de répondre à nos questions... avec une adresse du service des communication. Une secrétaire doit s'en occuper...

Mais bon, j'ai joué le jeu, je lui ai écris:
"Bonjour,

dans un contexte où l'Université doit réduire les coûts, qu'est ce qui explique qu'un CA se tienne au Hilton (mardi le 19 février), dans un local loué à fort prix?
Dans un contexte où les locaux informatiques sont maintenant fermés la fin de semaine (les étudiants n'ayant pas d'ordinateur à la maison étant automatiquement pénalisé pour faire leurs travaux), comment l'université explique t'elle une plus grande embauche d'agents de sécurité?

Merci"

Deux choses que j'avais sur le coeur pendant longtemps.

Au cas où vous aussi en avez sur le coeur: service.communications@uqam.ca

mardi 19 février 2008

Nous, Place Bonaventure, les policiers...

Grosse journée...

Examen ce matin (quart de grève oblige:P), lever le cours à Nat à 14h, pas vraiment d'opposition, même pas du prof. À peine un sourire en coin qui accompagnait le: "croyez-vous vraiment avoir un rapport de force?"
-Oui mais ne rien faire, c'est ...ne rien faire!
-Mais pourquoi vous n'essayez pas d'autres moyens?
...

Sérieux... je me lasse de toujours dire la même chose, aussi utile et vraie soit-elle.
Pétitions, communication avec les élus, avec les médias, lobbyisme, démonstration d'études... j'en oublie surement plein... plein d'actions ont été tentées. Une grève c'est un moyen extrême parce que c'est une situation extrême.

Aller chercher Corbo et un CA, oui oui, jusqu'au Hilton;).

...

"Il est là! C'est Corbo!"

Courrir à travers une porte qui nous emmene à Place Bonaventure, voir le derrière de tête d'un ti-monsieur qui courrait s'engouffrer dans une cage d'ascenseur, elle-même protègée d'une porte avec une fenêtre...

(personnellement c'est ce que j'ai vu, le derrière de tête d'un ti-monsieur qui courrait)

Rester là à mettre de l'ambiance;).
Se faire sortir brusquement par les forces de l'ordre:/.
Ben...
Je dis brusquement parce que je me suis sentie brusquée, mais en fait ça a été long et assez laborieux pour les policiers...
Nous étions tout à coup une masse très compacte que la ligne formée d'une douzaine (quinzaine? vingtaine?) de musclés monsieurs investis d'une mission (et quelle mission!) poussait avec leur propre corps.

Ça crée des liens...

Être squeechée entre la plus grande et large police du monde (de mon point de vue)et une gang que je ne connaissais pas avant (je vous avais bien dit que ça créait des liens). Les deux camps ont le temps, entre deux coulis de bave enragés, d'engager la conversation avec ceux qui servent et protègent:
-Poussez pas! On peut pu avancer!
-Vous avez juste à dire aux autres en avant d'avancer plus!
-Je peux même pas tourner la tête!

-Pis si je suis claustrophobe?!
-Ça c'est ton problème!

-Vous saurez que je suis un universitaire! (dit le policier fâché bleu)
-Ben pourquoi vous faites cette job là? Parce que ça paye plus?!
-Exactement!!

...

Demain, mercredi 19 février
12h00 : Manifestation organisée par la CSN contre la privatisation des soins de santé, Départ à l’hôtel Delta Centre-Ville, 777, rue Université Montréal

Nous sommes l'AFESH et...

Hier, oui.... Nous avons dit clairement à l'administration Corbo : "Nous ne sommes pas des moutons, NOUS VOULONS SAUVEGARDER NOS ACQUIS !
Bref, je suis arrivée un peu en retard à l'AG... ok! j'étais pas pressée de me faire rentrer d'dans, or... ooh ! joie mystique de pré-printemps, nous avons entendu bons nombres de témoignages de "converties". Yep madame, yep m'sieur, des converties...
Je dois même avouer que ces converties étaient particulièrement éloquants. Ça m'a fait penser à Albert Brie : "Rien n'égale le zèle d'un converti. On dirait qu'il ne peut pas accepter que vous résistiez là où il a succombé".
C'est vous dire comment nous avons été marquées par ses interventions. Donc, c'est dans une belle énergie que nous avons voté pour...
Voici la proposition qui a été adoptée :

Considérant le dépôt probable du noiuveau plan de redressement de l’UQAM ce mardi ;

Considérant que celui-ci contiendra sans aucun doute une multitude de mesures rétrogrades quant à la qualité et l’accessibilité de notre université ;

Considérant que les effets couplés de la reconduction de la grève par l’AFESH-UQAM et de l’annonce publique des mesures du plan de redressement pourrait créer de nouvelles conditions favorables à la reprise d’un vote de grève générale illimitée dans diverses association modulaires et facultaires à l’UQAM ;

Considérant que l’élargissement de notre mouvement de grève demeure une condition garante de notre capacité à nous faire entendre auprès de l’administration et du gouvernement ;
Que l’AFESH-UQAM reconduise la grève générale illimitée et que la prochaine assemblée générale de reconduction soit le lundi 3 mars à 12h30.

Qu’à défaut de l’entrée en grève générale illimitée d’au moins deux associations étudiantes à l’UQAM d’ici le lundi 3 mars, que la grève ne puisse être reconduite lors de notre prochaine assemblée générale. Advenant ce scénario, que cette assemblée serve à la mise sur pied d’un nouveau plan d’action face à la lutte à l’UQAM.

Pour : 403 (58,23%)

Contre : 245 (35,4%)

Abstention : 44 (6,35%)
Je sais pas comment expliquée mes émotions, j'étais comme énergisée... wow ! J'étais vraiment dans la bonne université. Puis-je le redire... WOW !!

Quoi faire cette semaine...


Voici l’horaire des actions prévues lors des prochaines journées de grève


Mardi 19 Février


9h00 : Mobilisation massive et levée de cours

11h00 : Conseil de grève à l’agora (ouvert à toutes et tous)

11h30 : Atelier de création de pancarte et de matériel

12h30 : Manifestation interne (départ de l’Agora)

12h30 : Assemblée générale de grève du module d’animation et recherche culturelle

14h00 : Levée de cours

18h00 : Levée de cours


Mercredi 20 février

En matinée : Action contre les hausses de frais (détails à venir)

9h00 : Mobilisation massive et levée de cours
11h00 : Conseil de grève à l’agora (ouvert à toutes et tous)
12h30 : Assemblée générale de grève du module de sciences politiques de l’UQAM
12h00 : Manifestation organisée par la CSN contre la privatisation des soins de santé, Départ à l’hôtel Delta Centre-Ville, 777, rue Université Montréal
14h00 : Levée de cours
18h00 : Levée de cours


Jeudi 21 février


9h00 : Mobilisation massive et levée de cours
11h00 : Départ du Square-Berri pour se rendre à la manifestation nationale de l’ASSÉ à Québec (pour information,(http://www.asse-solidarite.qc.ca). Pour réservez vos places dans les autobus, contectez l’AFESH
14h00 : Levée de cours
18h00 : Levée de cours assemblées générales de grève de 5 modules à l’université de Montréal


Vendredi 22 février

Action de perturbation économique (détails à venir)


9h00 : Mobilisation massive et levée de cours
14h00 : Levée de cours
18h00 : Levée de cours
Tous et tous sont grandement invité-e-s à participer à ces actions et/ou à venir s’impliquer concrètement dans l’organisation de la grève


samedi 16 février 2008

Programmes menacés par le plan de redressement

Cliquer pour voir les listes lisiblement.




S=problème de viabilité sévère
M=problème de viabilité modéré
F=problème de viabilité faible

vendredi 15 février 2008

parfois... une image vaut mille mots...

Ceci est une coupure



Ah ! J’aurais bien pu passer outre et vous dire simplement que la conférence de monsieur Jean-Claude Margueron, une sommité à réussit à rassembler dans une même salle l’ensemble des professeur-es et chargé-es de cours du département d’histoire ancienne. J’aurais tout aussi bien parlé de leur mines : tous très heureux d’être présents, surtout très respectueux. Faut dire que dans le domaine de l’Histoire, la relation entre collègue est souvent une lutte d’érudition féroce, mais là unanimement, ils étaient impressionnés peut-être est-ce par ses 25 ans de fouilles archéologique et de l’ensemble de ses découvertes ou le fait qu’il soit parisien, m’enfin il reste que de voir mes professeurs aussi humbles, m’a fait du bien... étant moi-même très impressionné par quelques uns de mes enseignants…

Nah ! Ce qui a été une découverte pour moi à été une courte conversation avec une personne que je ne pensais seulement jamais croisée la route, le directeur du programme d’Histoire. Le grand manitou, THE brain, notre représentant au front de l’administration. C’est lui qui discute avec Corbo, notre recteur. C’est lui qui m’avoue, en regardant vers le ciel, qu’il doit encore couper dans des cours, 10 en fait. J’ai leur yeux ronds, déjà nous avons été coupé de 10 cours cette session-ci, ça se voit… je vous assure. Dans la mêlée il parle de la suppression du cours de la Rome Antique donné par monsieur Dubreuil. J’étais assommé, j’ai cafouillée que le cours était essentiel, que monsieur Dubreuil est excellent… La raison ? Moins d’inscriptions au premier cycle. Il m’explique qu’il y a quelques années nous avions au Bacc plus ou moins 900 inscriptions, maintenant c’est 300. Il ne parle même plus d’état de survie, c’est critique. Ce n’est même pas assez pour avoir une adjointe(commence à être difficile de justifier le poste je présumme, pour si peu d'étudiants...). J’avais l’impression d’entendre une histoire d’horreur.

Les cours de latin et de grecs sont donnée par alternance, j’ai de la chance me ditons… l’an prochain latin 1 et 2 seront offert la même année.

Et on doit dire merci au plan de redressement ? Crument, j’ai l’impression d’avoir été penchée par l’avant pour mieux me faire… m’enfin… vous comprenez. Les professeurs nous offre des photocopies à la réserve, je dois aller chercher mes livres dans les autres universités, je dois prévoir mes choix de cours en ayant des contacts à l’interne… Mais vers où s’en va l’UQÀM ?

Elle qui a un si beau slogan : prenez position

Dans mon oreille c’est prenez position assis.

R.I.P. pour l’UQÀM

Ici gît les vestiges de la révolution tranquille, ici gît des gens passifs,

ici gît l’UQÀM : l’université du peuple des mort-vivants !

Nos frais afférents...

[...]La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a annoncé, vendredi matin, l'adoption d'une nouvelle politique qui encadre et limite l'augmentation des frais institutionnels, aussi appelés frais afférents.

À l'heure actuelle, ces frais varient considérablement d'une institution à l'autre. En effet, aux dires de la ministre Courchesne, l'écart entre les universités peut atteindre 1000 $. L'objectif de cette politique consiste donc à réduire cette différence.[...]

En moyenne, les universités ont augmenté leurs frais afférents de 362 % en 15 ans.

Les Vacanciers...et étude fictive de la société uqamienne

Ah ! Pendant cette première semaine de grève, j’ai eu le bonheur de croiser toute sortes d’espèces. L’UQÀM regorge de phénomènes sociaux atypiques. Comme dans toute étude fictive, il n’existe pas de structure définitive, il arrive que des sujets basculent d’une catégorie à une autre, ceci n'est nullement scientifique et ce veut une joyeuse caricature de la réalité.

Nous avons les je-m’en-foutistes, généralement peu concernés par le genre humain en général sauf lors de téléthon larmoignant. Les causes de la SPCA les rejoints plus facilement. Ce genre humain est facilement embêté par les revendications de sauvegarde d’acquis. Le bien-commun est une utopie qui représente bien les rêveurs de la gau-gauche, ils sont généralement désillusionné et ne croit pas que des changements soit possibles. Ils sont les dignes représentants de l’immobilisme politique. On attend que ça passe ou que ça ne passe pas, peu importe.

Il y a également les activistes étudiants, ont retrouve souvent cette espèce dans les concentrations d’études humaines, donc à l’AFESH. On les reconnaît à leur airs atypiques croisement entre des voyages de pèlerinage en plein cœur de l’Amérique Latine et du lègue du grand Bob Marley. Bref, sont partout et ne semble pas avoir de vie en dehors de l’engagement social. Les heurtes envers les autres espèces sont donc inévitables. Ils sont les emmerdeurs de premières pour quiconque veut un peu de paix et ne pas entendre parler des injustices de ce monde. Les activistes étudiants sont les Némésis des je-m’en-foutistes.

Les grévistes sont la catégorie par excellence pour illustrer la multiculturalité de l’UQÀM. Il se reconnaissance entre eux, sont généralement en possession d'un symbole distinct : le carré rouge. Or ils se fondent facilement dans la masse, ils sont de toutes les disciplines et de toutes les origines. Ils opèrent à l’interne. Ce sont évidement les plus dangereux, ils font de la propagande à leur famille, collègue de travail, amis, tout le monde y passe. Ils s’acharnent le bon moment venu à la démystification de préjugés. Ils sont étudiants, citoyens du monde et font du 24h par jour, 7 jours semaines et ce, pendant toute l’année même les jours fériés.

Mais la catégorie qui m’écœure… bien au-delà des mots… ce sont les vacanciers.



Les vacanciers sont ceux qui profite des moments de tentions telle une grève pour rester à la maison et glander et trouve même le moyen d’être en retard sur le plan académique. Ce sont les vampires de la société universitaire, les girouettes de la masse étudiante, sans réelle opinion parce que cela nécessiterais un temps d’arrêt et surtout un moment de réflexion or y réfléchir est un effort intellectuel non rémunéré (ne donne pas de points, ni de crédits) et donne donc rien. Vampire parce qu’ils prennent de l’énergie à leurs ami-es plus engagé-es en freinant l’intérêt pour la ou les causes en jeu. Généralement, c’est une forme de politesse qui cache en réalité une nature déjà répertorié, les je-m’en-foutistes.

Ceux-là… ceux-là m’énerve, me pompe le jus et ça n’a rien à voir avec l’amitié. C’est pitoyable. Ils sont à mon sens le triste miroir de la réalité de notre système d’éducation malade, ils savent sans savoir, passe à travers une formation au lieu de marcher dans une éducation. Ceux-là me font mal au cœur. Ils sont des pseudo-étudiants, sans jamais savoir qu’il y a des devoirs sociaux… en fait, non… ils le savent, mais c’est impliquant et puis à y penser faudrait bouger. C’est fatiguant, c’est même frustrant. Vaut mieux rester à ne rien faire, à s’accommoder du vent qui passe, le vent fini toujours par passer.

Dans cette étude fictive, je passerais rapidement sur l’espèce d’étudiants droituriens qui y croient au vent de droite, le poster de Mario Dumont dans la cuisine donne sans doute quelques éléments à la compréhension. Il y a même des droituriens qui y croient tellement qu’ils font la promotion de leur idéal : le système néolibéral. En fait, je n’ai rien contre. En réalité, rendu là nous parlons de convictions politique, une vision en vaut bien une autre… un poster du Che vaut bien celui de Mario s’il incarne une idéologie qui s’assume.

En gros, ce qui m’a fait rugir pendant toute la semaine ce sont les vacanciers. Comme si j’avais le temps de materner des faux intéressés… Parfois, j’ai l’impression que quelques uns de mes amis en vacances et non en grève, ont un assez beau terrain de jeu au creux de leur nombril.

Qui à dit qu’à l’université se trouvait tous des UNIVERSITAIRES ?? Puff… Je vois parfois une mer de nombrils et de gens en vacances…

"Des enquêtes qui coûtent cher"

Plutôt que de débourser pour une seule analyse afin de savoir comment l'établissement s'est retrouvé devant un gouffre financier de 300 millions, l'UQAM, l'Université du Québec, le ministère de l'Éducation et le vérificateur général font tous leur petite enquête.

«C'est carrément frauduleux de dépenser l'argent des contribuables ainsi», peste Étienne Guérette, secrétaire aux affaires uqamiennes à l'Association facultaire étudiante en sciences humaines.[...]

André Breton, vice-président au Syndicat des professeurs de l'UQAM, crie pour sa part au gaspillage de deniers publics.

«Les millions de dollars pour payer ont été pris à même le budget de fonctionnement et on manque déjà d'argent», a-t-il dit..

Tranche de vie/grève

*Cette conversation bilingue à été traduite librement:P*

Namoureux: Heille j'ai reprit contact avec mon ami d'enfance le-gars-que-tu-trouvais-de-plus-en-plus-désagréable.
Pwel: Qu'est-ce-qu'il fait encore?
Namoureux (voix plus basse): Oh... toujours président de la RÉFAEC...
Pwel:Ah...
Namoureux: Il demandait de tes nouvelles, je lui ai dit que t'étais toujours à l'UQÀM...
Pwel:...
Namoureux: Quand je lui ai rappellé il est parti à rire et à dit: "Tellement de gauche que je te gage qu'elle est contre le dégel!"
Pwel: *soupir exaspéré* Pis toi qu'est ce que t'as dis?
Namoureux (commence à être mal): Ben j'ai changé de sujet, je suis pas d'accord avec, pis ça me tente pas de m'obstiner avec quelqu'un à qui je parle deux fois par année.
Pwel:...
Namoureux:... Tu vas pas bouder là?
Pwel: Y'est vraiment de plus en plus désagréable...


Au cas où ça vous intéresse...la position officielle de Regroupement Étudiant des Facultées d'administration de l'Est du Canada sur le dégel:

Frais de scolarité dans le système d’éducation

En règle avec la décision de ses membres, le RÉFAEC a statué sur une position appuyant le dégel des frais de scolarité. Compte tenu de la situation dans laquelle se retrouvent les universités québécoises, aux prises avec un manque à gagner grandissant, on ne peut continuer à évoluer et à garder une même qualité de services avec le système de financement actuel. Afin de pouvoir maintenir et améliorer le système d’éducation québécois, outil essentiel au développement de la société, le dégel des frais de scolarité devient une solution possible afin de pouvoir parvenir à cet objectif.

Le RÉFAEC est pour l’indexation des frais de scolarité en fonction de l’IPC conditionnelle à :
1) Un réinvestissement du gouvernement provincial de 400 millions de dollars pour pallier au sous-financement des universités québécoises par rapport à la moyenne canadienne ;
2) Une bonification de l’aide financière aux études pour maintenir le niveau d’accessibilité actuel ;
3) Un encadrement des frais afférents.


Au cas où ça vous intéresse, ce que j'ai appris du rôle de l'administration/gestion/management (j'ai eu à peine un cours d'administration, je pleurais la nuit...mais faut croire que j'ai retenu... hein je suis à l'université? Wow!)
-Administration: Appliquer des normes à des cas
-Gestion: Optimiser la relation entre des objectifs, ressources et contraintes.
-Management: Faire en sorte que ce qui doit être fait, soit fait.
Voilà mon explication à moi sur leur prise de position que je trouve discutable...

Et je peux quand même le trouver de plus en plus désagréable...

Piquetage hier?
Wow! Sérieusement je n'avais jamais vu une pareille opposition.
Le prof m'a postillonné dessus de rage "Au nom de qui vous venez contester mon autorité?!".
Il y a eu des attaques personnelles contre ceux du cours qui voulaient empêcher que leur cours se fasse:"T'es con! T'es juste con!"
Des commentaires...euh...:"Ben si je viens de payer 12$ de parking est-ce-que c'est l'AFESH qui va me rembourser?! (en crachant du pus)
Du monde qui ne s'informent pas mais qui ont la haine: "VOUS ÊTES DES SABOTEURS DE DÉMOCRATIE!!!"
Il y a même un gars qui a tout filmé sur son téléphone, Youtube, me voici?
Mais nous avons réussi! (Heille je me suis fait postillonner dessus! Il n'était pas question que je sorte de là si il y avait un cours!) Mais la méga frustration était plus que palpable...

Y'a de la haine!;)

mercredi 13 février 2008

Pour les arrêtés du 13 novembre 2007

Jeudi 14 février 2008
VIGILE pour les arrêtés du 13 novembre 2007
Devant la cour municipale (Métro champs-de-Mars)
775 Gosford

"[...]tentant d'étouffer la grève étudiante dans son déclenchement, les administration des Cépegs et universités ont privilégié l'anti émeute comme outil pour parvenir à leur fin.

Voulant participerau bed-in du 13 novembre dernier, les étudiant-e-s rassemblé-e-s au Cégep du Vieux Montréal ont dû faire face à tout l'outillage répressif de la police de Montréal[...]

S'élevant à plus d'une centaine, les arrêté-e-s comparaitront ce jeudi pour face face à des accusations démeusurées.[...]"

Nouveau mandat de GGI

L’AEMSS-UQO adopte un mandat de grève générale illimitée source

Réuni-e-s en assemblée générale aujourd’hui, 16 octobre, les membres de l’Association étudiante du module de sciences sociales de l’Université du Québec en Outaouais (AEMSS-UQO), 280 membres, ont adopté à 53 % un mandat en faveur de la grève générale illimitée.
La proposition adoptée est la suivante :

Que l’AEMSS déclenche une grève générale illimitée, qui doit être reconduite aux 3 jours. Ce mandat de grève sera effectif dès qu’un plancher national de 7 associations étudiantes, collégiales ou universitaires, représentant 25 000 étudiant-e-s, aura entamé un pareil mouvement de grève.

Pour : 16 (53 %) Contre : 14 (47 %) Abstention : 0 (0 %)

carnet d'une greviste... la suite

J'ai eu froid hier.

Ah ! Dame nature voulait savoir si nous étions des vrais de vrais. Nous étions peut-être 250... 200... nous étions ensemble, c'était ça le plus important. J'ai bien aimé, j'espère que la prochaine fois, nous serons des milliers, je pense à la manif nationale en autre à Québec, le 21 février 2008.

J'ai eu froid hier pour Gabryel mon neveu, ma nièce aussi, mes amis qui sont en vacances dans leur maison, pour ceux qui ne savaient pas, j'ai même eu froid pour ceux qui ne voulaient de grève et qui m'ont peut-être souhaité des engelures.

Finalement, j'ai eu froid... mais j'ai surtout eu chaud, oui... de nous voir en vie, clamant nos idéaux, ça réchauffe le coeur même à des températures d'air glacière comme nous avons eu hier.

Pour deux messages de "marde" j'en ai 1 qui me fait du bien....

Dring Dring ...

- Allo ! oui...

- "Je suis allée à l'UQÀM genre pour voir si je pouvais m'y faire. C'était étrange. Les gens étaient étranges. Je sais que vous êtes en grève là. C'est correct. Chu allée suivre un genre cours sur l'anarchie. Le prof est partie fak nous avons donnés la conférence entre nous. C'était bien même si y a en qui pu."


Venant d'une jeune fille typiquement "jeune en vogue et de son temps", ça m'a fait du bien. Avec ses airs de grandes stars, ses bijoux Versace et son rouge à lèvre Dior (que j'envie grandement), elle a trouvé sa place à l'UPAM (université populaire à Montréal). C'était ma preuve ultime que tout est possible à l'UQÀM... vraiment tout !!





Pendant ce temps...


J'ai vraiment hâte à vendredi et puis, ça va me permettre une petite pause de greviste...


En effet, le 15 février, l'UQÀM recoit le grand Jean-Claude Margueron (Directeur d’études émérite à l’École pratique des hautes études (IVe section) - Paris et directeur des fouilles de Mari en Syrie (1979-2004)

Il est donc LA personne à rencontrer pour tout ce qui touche Mari en Syrie. Comme c'est mon champ d'étude, j'ai du mal à contenir ma joie.

Info :

Le vendredi 15 février 2008 à 11h00, à l’UQAM Pavillon Judith-Jasmin de l’Université du Québec à Montréal405, rue Sainte-Catherine Est, Salle des Boiseries, local J-2805

Bref, c'est une chance que nous avons là. J'ai déjà hâte d'y être, c'est vraiment un bon moment à passer. Faut dire que lors de la dernière conférence, avec Jean Revez (que j'admire beaucoup) j'avais été conquise par l'association des études du proche-orient ancien. L'UQÀM coupe partout, mais nous avons encore des professeurs avec la passion de leur sujet d'étude, c'est au moins ça.

mardi 12 février 2008

Petit bout de grève

Manifestation...

Hihi! Essayer de la rattrapper car nous sommes en retard.
Enfin rattrapée, "heille on est ben plus que celle de l'université Laval;)".
Yay! Il fait un peu plus chaud en groupe.
"À qui l'UQÀM?! À nous l'UQÀM!"
"L'îlot voyageur! Gamique de crosseurs!"
Pas une longue marche mais c'était bien:).

Sur un papier ramassé...

[...] Comment commencer une critique du mouvement étudiant quand il y en a pas? La grève est appellée "boycott", la police peut rentrer dans l'UQAM sans que personne ne réagisse. Les anti-grèvistes restent chez-eux. Nous, les grèvistes, levons les cours face à des gens qui ne désirent pas que ce soit fait. Nous sommes obligés de faire destrucs pour satisfaire les absents qui, en fait, s'en tappent.

Peut-on perdre une grève qui n'a pas lieu?[...]

La grève n'apas échoué par manque de "travail", de mobilisation, de quantités. Leur appui n'était de toute façon que symbolique. Si la grève était passée, serait-on plus légitime d'agir? Changeons de position. L'inaction justifie jusqu'aux pires horreurs dela domination.

[...] Nous devons, ave ou sans la grève, briser le calme, la situation huilée. Notre volonté politique ne devrait pas être freinée par la fiction de l'appui majoritaire.[...]

Nous ne devons rien attendre des étudiantEs, ne rien attendre de l'université comme institution sacralisée, les étudiantEs qui y gravitent seront demain sur le marché, seront demain, pour certains d'entre eux, les tenant de la nouvelle neutralité politique ou de la classe dominante. Leur révolte serait extraordinaire. [...]

Sortons du désert.


Aujourd'hui un agent de sécurité nous a dit qu'ils en engageaient plus pour "nous surveiller".
Pendant ce temps là les laboratoires d'informatique sont rendu fermés la fin de semaine.

*soupir*

...

Après le vote de non grève, l'exécutif de l'AFELLC (langues, lettres et communication) a démissionné...

Ayoye!

Hein! Une surprise!



C'est tellement quétaine, ça m'a fait fait plein plus de bien:)

Encore en train de visiter le site...

Frais afférents UdeM

J'aime beaucoup l'idée...

Manifestation de déclenchement

Mardi 12 février Square Berri 12:30

-Pour l'abolition du plan de redressement par un réinvestissement massif
-Contre toutes hausses de frais
-Pour un service de garde accessible en milieu scolaire

"Étudiants et classe moyenne: même combat!"

Il est dans l'intérêt de tous les Québécois d'appuyer le mouvement étudiant et ses revendications pour une meilleure qualité et accessibilité de l'éducation à tous les niveaux. En effet, l'expérience montre qu'un système d'éducation public est essentiel au bien-être de tous. Et surtout, qu'une éducation post-secondaire accessible et démocratique permet l'existence d'une classe moyenne large et saine.

Nous souhaitons que soit redéfinie l'approche du mouvement étudiant québécois. Les positions respectives de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSEE) contribuent à diviser et à affaiblir le mouvement étudiant québécois. Il est donc urgent de sortir de cette opposition entre un «surplus de pragmatisme politique» et un «excès de militantisme radical».

Il nous semble essentiel de considérer la hausse des droits de scolarité comme une autre manifestation des pressions financières croissantes sur la classe moyenne. L'éducation n'est pas un privilège, mais un droit. Et la gratuité de l'éducation post-secondaire est une revendication légitime. De fait, cette gratuité est estimée à un coût d'environ 1,22 milliard de dollars, somme qui aurait pu provenir en grande partie des 950 millions de dollars attribués en baisses d'impôt au dernier budget.

Dégel et désengagement

En réalité, la hausse des droits de scolarité ne constitue pas une solution au problème de sous-financement chronique des universités. En effet, celles-ci ont enregistré de tels déficits que l'augmentation des droits de scolarité n'arriverait pas à les éponger, encore moins à rembourser leurs dettes respectives. Notons qu'au Québec, chaque dégel des droits de scolarité fut accompagné d'un désengagement de l'État: la part de financement du gouvernement est passée de 87 % à 71 % depuis le dégel de 1988.

Pourtant, une étude commandée par le ministère de l'Éducation prévoit une baisse des effectifs de 6000 étudiants d'ici cinq ans en raison du récent dégel. En plus d'écarter les plus pauvres, la hausse des droits de scolarité est une autre manifestation des pressions croissantes sur une classe moyenne de plus en plus imposée par rapport aux plus riches.

De plus, avec l'intrusion du privé par l'apparition des «PPP», le principe d'utilisateur-payeur risque de s'étendre, tant en santé qu'en éducation. C'est donc dire que certains croient bon de remplacer la redistribution (taxation des plus riches) par un système cherchant à mettre un prix sur chaque service, aussi essentiel soit-il. Enfin, le crédit est devenu un «poumon artificiel» pour la classe moyenne. L'endettement des ménages est croissant, et une augmentation des frais de scolarité ne règle en rien le problème. Bref, la classe moyenne est en processus de décomposition, et ceux qui en sortent le font très rarement vers le haut.

Or, on observe que la majorité des étudiants universitaires proviennent d'une famille de classe moyenne. Environ 70 % des étudiants proviennent de familles dont le revenu annuel est de moins de 75 000 $. L'augmentation des droits de scolarité participe ainsi directement à cette désintégration de la classe moyenne, notamment pour les parents s'acquittant des droits de scolarité de leurs enfants. Nous sommes en droit de nous interroger: est-ce raisonnable de puiser des revenus supplémentaires dans une population déjà écrasée par un fardeau fiscal grandissant?

Pour la classe moyenne

En somme, les étudiants ne luttent pas pour leurs propres intérêts. La classe moyenne existe en grande partie grâce à une éducation post-secondaire publique et accessible, et les étudiants d'aujourd'hui formeront la classe moyenne demain. De plus, en raison de son inefficacité à rétablir la situation financière des universités, la hausse des droits de scolarité s'inscrit comme une mesure laissant indirectement la voie libre à une présence plus imposante du secteur privé en éducation.

Il est donc logique que l'éducation et la santé soient en crise alors même que les plus riches tendent de moins en moins à participer aux revenus de l'État. On constate que de 1963 à 2003, la participation des particuliers aux coffres de l'État a bondi de 45 % à 80 %, alors que celle des entreprises est tombée 55 % à 20 %. Pendant ce temps, la majorité de la population devrait payer pour ses services de santé et d'éducation?

Contrairement à ce que leurs discours laissent entendre, les trois «grands» partis proposent tous des politiques en éducation négligeant les classes moyenne et pauvre. Ils participent de cette idéologie voulant que permettre aux plus riches de s'enrichir bénéficie à l'ensemble de la société. Le verdict est clair: la tendance en marche en éducation est inacceptable, tant sur le plan de sa pertinence économique qu'au regard de la justice et du bien-être de tous.


Texte de Alexandre Veillette, Étudiant en biologie à l'UQTR
Louis Drzymala, Étudiant en sciences économiques à l'Université de Montréal
Mathieu Charbonneau, Étudiant en sociologie à l'UQAM, dans Le Devoir.

lundi 11 février 2008

Question...

Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu.

Bertolt Brecht
...
Où en sommes nous ?

carnet d'une greviste...


Étrangement, je ne me sens pas si débinée...

J'veux dire... Les deux AG de grève qui avaient lieu ce jour même n'ont pas passées. Ça arrive.

Je me suis même surpris à rire de l'université Laval et sa grande manifestation de 25 étudiants (ooh, sans doute un peu plus avec la sécurité...) de la semaine passée. Et oui, toutes les assos ont votées contre l'augmentation des frais... 25 d’entre eux se sont déplacés. L'administration à dont ben eu raison de laisser tomber le référendum. C'était la marde ! Les étudiants peuvent vraiment en prendre... Faut que j'arrête de croire que la coupe est pleine... Maudit que je suis naïve des fois.

Et non, je ne suis pas débinée. Ironique sans doute un peu, mais je ne baisse pas les bras... sont comme paralysée dans les airs, un carré rouge tatoué dans mes paumes.

J'ai rien à perdre. Pas même mon temps...

Donc, bilan du jour 1 de cette fameuse grève...

Bien nous nous sommes rejointes Pwel et moi pour lever mon cours d'histoire de 9h30. Je dois dire que nous étions presque déçue, une simple affiche à suffit à faire rebrousser chemin à des étudiants, j'en suis intimement convaincu, militants et solidaires.

J’ai finalement joint les rangs de bloqueurs de cours pendant un moment, attestant au passage que je préférais m’assurer de la non-tenue des mes cours "par moi-même"… Toujours le doute que « l’AFESH » ne se pointe pas et que je me culpabilise du creux de mon sofa de m’avoir pogné le derrière à deux mains.
Donc, j’ai finalement quittée Pwel qui avait un cours dans sa mineure et j’en ai profitée pour faire quelques lectures (en grève mais étudiante) tout en allant prendre rendez-vous avec un ancien prof qui est par hasard dans le syndicat des chargé-es de cours. Ensuite, escale dans le local de l’AFESH pour prendre le pou de la journée… trottine partout… joie ! y a d’la vie… Pour preuve, les nouveaux gardiens en renfort engagés expressément pour les dangereux militants que nous sommes. Un cours instant je me suis sentie sur un pied de guerre… mais on oublie facilement les hommes en bleus dans le feu de l’action…

J’ai donc appris plein de trucs hypers intéressents dont la fameuse position officielle des chargé-es de cours. J’ai eu via le courriel uqàm un message d’un de mes profs qui voulait vraiment bien faire et offrir un genre de "café d’amitié"… Bref, j’étais contente de savoir de quoi on (Pwel était là, évidement !!) parlaient. J’ai même été surprise de voir 2 délégations venir lever notre cours. Nous avions quasiment fait un siège (nos choses qui s’étendent sur presque une rangée, affiche maison dans la fenêtre de la porte, tableau avec info, notre plus beau sourire… on était d’dans)

Tellement en feu par la suite et surtout impatientes de savoir ce qui ce passait, nous avons été passées un moment dans l’AG de AFELLIC (association facultaire étudiante des lettres, Langues et communications) Quand ils ont annoncé le vote de AFESPED (association facultaire étudiante de sc. poltique et de droit de l’UQÀM), soit un contre la grève à 50,6%, j’ai comme voulu m’en aller. J’avais d’autres trucs à faire et puis disons le, Pwel avait un méchant travail à terminer pour demain… elle est juste ¼ de grève.

Ça m’a pas empêché de donner des carrés rouges et de me dire : ben coudons, on s’ra tout seul pis ça sera ça.

De toute façon, nous ne sommes pas seul… nous sommes l’AFESH UQÀM et tant pis si nous sommes les derniers survivants…

Mon 1/4 de grève

L'AFESH est en grève.
En cette fin de bac(que je vais finir pendant longtemps), tous mes cours de majeure (donc dans le département de science humaine) sont presque finis. Je me retrouve donc, la majorité du temps, à être dans mes cours de mineure, mes cours de science politique.

Le résultat du référendum de l'AFESPED est connu:

Nombre de membres à l'AFESPED: 2077 étudiants-es
Participation : 840 étudiants-es (taux de participation: 40,4%)
Contre la grève : 425 étudiants-es (50,6%)
En faveur de la grève : 370 étudiants-es (44%)
Abstentions : 41 étudiants-es (4,9%)
4 bulletins rejetés (0,5%)

...

Participer à la grève sera, pour moi, tout un tour de force étant donné que la moitié de mes cours sont en sc po.
...

Amère?
C'est clair!
Les put**** de référendums!
...

Langue et communication sont en AG présentement... comme j'ai un cours dans leur département il est encore possible que je sois à moitié en grève... détails plus tard dans la journée...

Pour l'instant, c'est vrai que je suis en 1/4 de grève.

Ça ne nous a pas empêché de bien commencer cette semaine de grève:). Nat va surement donner des détails;).

Bon c'est pas tout ça j'ai un travail à remettre demain matin.

vendredi 8 février 2008

Solution temporaire...



clic, imprimer, recommencer au besoin...

Je suis tannée... c'est fait !



Ce qui me fait sortir de mes gonds dans la vie c'est la mauvaise foi. Ironie, mes 3 profs des sciences des religions s'y ont mit à coeur joie, mais alors là... bonjour la totale !

Grrrirrr !

J'ai eu droit à un éloquent discours discridateur et railleur de notre prise de décision de GRÈVE, parlant même de manquement envers la démocratie. Il ose parler de risque impossible tel que la perte hypothétique de la session, "come on" ! on ne me l'a fait plus... allongée peut-être, mais annulé.. pufff ! menfin, j'aimerais bien voir.

Il nous a mis au défi pardit ! Au défi !!! C'est aussi simple que ça. Il va où avec ses "Je vais donner mon cours quand même, pufff ! Gang d'Utopistes" ? Et moi de répondre " Je vais être là....puff " S'il pense... Argh ! Au pire, je sors une panoplie de jouets musicaux et débilisant de mon neveu et je l'assomme de chansonettes pour 16 mois et plus.

Grrirrrr !

Sans compter les courriels. Oui ! Ils ont OSÉS me narguer dans ma propre boîte courriel !!! CECI N'EST PAS UN BOYCOTT !

Désolée... mais criss ! C'est pas un jeu d'enfant gâté. C'est même un geste complètement désespéré. Comme si j'étais heureuse de me mettre dans cette situation ! J'ai pas le choix, c'est moral, c'est mes valeurs. Je suis juste pas capable de rester chez moi à rien faire et à laisser les autres diriger le sort de ma vie à travers des prises des positions politiques. C'est plus fort que moi, parlez-en à ma mère, c'est congénitale.

Mais là... via courriel, c'est tout un front qu'ils ont là. Pire c'est de la dénaturation d'intension pour nous enveler le crédit moral d'agir, de revendiquer NOS droits.

Mais à quoi sert tout ces gestes sinon qu'à appliquer ce vieil adage vieux comme le monde : "diviser pour mieucx régner" ?

Nah ! Pas question de reproduire au Québec ces images immondes d'étudiants scandants " Aller les bleus, Aller les bleus" aux policiers. Pas question que des étudiants souhaite du mal à d'autres étudiants, crime c'est quoi l'idée ?

Bref, je suis bleu fluo... Je brille presque dans le noir. Sérieusement, je suis obligée de répondre. De répondre à tout le groupe cours... Bordel ! Je me sens comme dans les tranchés alors que je pensais sincèrement que nous avions à coeur ou à tout le moins un point commun : l'éducation.

Sans offence, mais jamais vue un de mes profs d'histoire être à ce point ringard et étroit d'esprit.

Bref, ça va jouer dure lundi... Qui a dit qu'une grève c'est reposant ?? pfff !

Parce que ceci n'est pas un boycott...

Les propositions suivantes ont été adoptées durant l’assemblée générale :

1) Que l’AFESH déclenche la grève le 11 février sur la base de la plate-forme des revendications suivantes :

1- Abolition rétroactive des mesures du plan de redressement à l’UQAM. Réinvestissement massif en éducation pour une amélioration des ressources et des services (investissement dans les laboratoires et les bibliothèques, embauche de profs, d’employé-e-s professionnel-le-s et de soutien) dans une perspective d’éducation de qualité, libre de l’intervention du privé ;

2- Vers la gratuité scolaire : contre toute augmentation des frais de scolarité et abolition de tous les autres frais (afférents, technologiques, etc.) ;

3- Mise en place d’un service de garde public, accessible et flexible dans tous les milieux d’étude postsecondaires, dans le but d’assurer une conciliation études-famille.

Qu’une assemblée de reconduction se tienne le 18 février à 9h30.

2) Que les stages et les cours préparatoires négociés entre les asso modulaires et l’AFESH ne soient pas touchés par la grève. Que tout autre cours suivi obligatoirement par tout membre de l’AFESH et dispensé par la faculté de sciences humaines soit levé.


Plan d’action de grève voté lors de l’assemblée générale du 6 Février(mais nous savons tous que tout peut changer très vite...)

8 février : manifestation contre le conseil du patronat du Québec et le ministre du Travail

À partir du 11 février :

Mobilisation externe Piquetage des cours

12 février : Manifestation de déclenchement Square Berri 12h30

12-15 février : Activités UPAM

13 février : Audience publique « plan de redressement » avec Claude Corbo

14 février : Bed-In de solidarité avec celles et ceux arrêtés-es lors de la « Nuit de la matraque »

19 février : Manifestation Intersyndicale

21 février : Manifestation nationale de l’ASSÉ à Québec

Ceci n'est pas un boycott

Bon... ils recommencent...

Dans le cas d'un boycottage de cours, la direction de l'Université estime nécessaire de faire respecter les principes suivants et invite les étudiantes et étudiants qui y participent à s'y conformer :

Toutes les étudiantes et tous les étudiants qui ne participent pas au boycottage de cours ont droit à leur cours et l'Université entend leur faciliter l'exercice de ce droit.
[...]


Encore une fois, attardons nous sur les définitions de grève et de boycott (selon Antidote;) ):

Boycott: Refus de prendre part à qqch.

Grève: Arrêt volontaire d’une activité par une personne, un groupe qui veut attirer l’attention sur une situation, sur ses revendication. Une grève de la faim. Une grève de l’impôt. Grève des étudiants, des détenus. Grève de solidarité.

Voilà. Il me semble que c'est clair.
Ce qui est clair aussi c'est que les étudiants qui hier (en automne) avaient totale et entière confiance en l'administration qui les traitait comme des morveux ne voulant pas aller dans leurs cours, savent maintenant que leur grève est tout ce qu'il y a de plus légitime et légale. Ceux qui ont défendu l'administration sentent maintenant qu'elle a voulu insulter leur intelligence.
Ceux qui étaient moins informés ont vérifié leurs chiffres pendant le temps des fêtes.
Le terme de "boycott", si il nous nuisait à l'automne, est maintenant une preuve que nous ne sommes pas pris au sérieux.
Une preuve que l'administration a (quand même) un peu peur.

Le momentum?

Je ne sais pas encore. Je sens les membres de l'AFESH (dont moi-même) gonflés à bloc, beaucoup plus qu'à l'automne.

L'AFESPED (sc politique et droit) ont voté un quorum de 15% pour un vote de grève.
15%!!!
Hier à leur AG il leur manquait 7 personnes pour l'atteindre.
Ils s'en remettent à un référendum qui est tenu en 3 jours. Nous saurons donc lundi après midi si ils sont avec nous.

La dernière session il y avait beaucoup de tension à savoir quelles assos allaient être avec nous, quels cégeps allaient nous suivre.
Le souci est encore là mais c'est comme si nous avions franchi un pas devant.
L'UQAM est en crise pour cause de sous-financement et les programmes soupçonnés d'être en danger sont des programmes de sciences humaines.
Je ne sais absulement pas d'où sort cette information, je ne sais même pas si c'est vrai (les sources! les sources!), je sais seulement que cette peur se répand comme une trainée de poudre chez les membres de l'AFESH: "c'est nous autre que ça touche! Tu penses tu que je vais attendre après science pour protéger les acquis de science humaine!!".

mercredi 6 février 2008

AFESH EN GRÈVE... les effets secondaires des AG...



Oui... Je le dis bien fort et bien haut : JE SUIS FIÈRE D'ÊTRE UQAMIENNE ! FIÈRE D'ÊTRE DANS L'AFESH, FIÈRE D'ÊTRE EN GRÈVE POUR MES RÊVES.

Voilà c'est dit et je me sens déjà mieux. Comme d'hab... et bien que j'y allais sans grande conviction, j'y étais à cette fameuse AG. La dernière m'avait beaucoup refroidit, l'ambiance était morne, les visages longs et ternes rien de bien dangereux pour nos administrations.

Or et c'est la beauté de la chose, l'énergie contagieuse y était. Les rires fusaient, nous étions en vie, nous étions prêt à nous battre.

J'ai encore du mal à y croire... merde, je ne suis donc pas seule à croire qu'un Québec meilleur existe que si nous nous y mettons tous, il est POSSIBLE de changer le cours de NOTRE histoire.

Bref... Je me sens complètement électrisé et je planifie déjà mes achats pour demain. Oui... pancartes pour fenêtre et manif, arranger le costume de Spike-le-chien-militant et bien certainement, préparer mon horaire et militante avec ma réalité d'étudiante... Pas parce qu'il y a plus de cours que je vais glander à la maison les doigts dans le nez. Oh que non... Nous avons du pain sur la planche... beaucoup de pain même et ça adonne bien parce que je me sens d'attaque !

Alors voilà mes perles de l'AG :

" On aime les certitudes, on veut des certitudes. On ne veut pas perdre sa session, perdre son temps. On a peur. On a peur d'oser, de prendre des risques. À mon sens, c'est ça la vraie pauvreté".

"J'espère que vous êtes là avec vos culottes parce que là, on est à l'autre session. On est dans le momentum. Chu prêt !"

" Je veux pas faire peur à personne, mais il y a comme un mouvement de protestation à l'UdeM. Est-ce que l'on peut laisser l'UdeM sans suppervision ?"

"Faut accepter notre rôle de détonnateur, voilà c'est dit !"

à suivre...

L'AFESH EN GRÈVE! (II)

Vous savez bien que je n'ai pas pu me retenir...

J'ai quitté mon cours à la pause, une vingtaine de minutes avant le vote de grève. Nat, telle la scout qu'elle est, était là depuis le début (j'espère que t'as des belles citations pour nous).

Ahurrisement; en entrant je vois des amendements qui veulent couper nos belles revendications qui s'en vont vers le national et les problèmes inhérents du système d'éducation, pour ne garder que le petit bout ou on veut "sauver l'UQAM".

Euh...

L'UQAM peut bruler ou se changer en lingots d'or, cela ne changera rien à la manière dont l'éducation est percue aujourd'hui. Comme un processus qui doit déboucher sur le marché du travail.

Il faut lancer un débat sur l'éducation, pas seulement au niveau du financement post secondaire, mais le relier aux problèmes qui sont vécus aussi au primaire et au secondaire.
La façon dont une société voit son éducation est un tout.
Je ne veux pas de la commission parlementaire que la FEUQ demande. Je veux que Pierrette, Jean, Jacques, mais aussi leurs enfants, leurs parenté, leurs collègues, leurs amis facebook, parlent et se demandent:" mais à quoi est-ce-qu'on s'attend de l'éducation?" Je veux que tout d'abord les citoyens se questionnent et que par la suite nous prennions les moyens politiques et administratifs pour arriver à des solutions.
Pourquoi une comission parlementaire sur un sujet dont tout le monde pense que le sujet est déjà réglé?

Un de mes professeurs disait: "quand une société est déclinante les premières choses dans lesquelles elle coupe, c'est dans l'éducation et la culture".
C'est drôle, on arrête pas de couper en éducation.
Les gens trouvent ça normal.
On s'apprête à bâtir un méga gros centre culturel en plein milieu du centre-ville.
Les gens trouvent ça normal.
Normal de bâtir des salles de spectacles et de concerts à quelques rues d'universités déficitaires parce que elles, ne sont plus assez subventionnées (mais nos universités ne veulent pas compétitionner avec celles de Toronto, et nos beaux "gens d'affaires" gagnent plus de sous avec des festivals qu'avec des gens instruits).

Hum...
Est-ce-que mon prof à tort et une société déclinante est juste aveugle?
Ou si il a raison et nous ne sommes absolument pas déclinant mais que nous faisons en sorte de le devenir? (Essayez ça vous, d'être une belle société civilisée avec l'accès à l'éducation réduit).

Est-ce-que les tenant de l'argument "oui mais Québec n'a pas d'argent!" y pensent des fois à leurs incohérences?

Parce que nous, on s'en rend compte.

...

Donc...

Ouf! Encore une grève!
Nous commençons lundi le 11 et lundi le 18 il va y avoir un vote de reconduction de grève.
Celle là va être plus difficile, on sait que la population croit se foutre du débat et l'assemblée à clairement indiqué que peu importe la décision des autres assos, nous, nous fonçons.

Pas à l'aveuglette quand même, nous savons de quoi nous parlons et n'oubliez pas notre belle coalition à venir (avec les assos et les assos modulaire qui voudront bien).

En plus la majorité de mes cours sont dans d'autres départements...

Notre piquetage personnel commence lundi matin, devant le cours ne *Natacha*.
Ben quoi?
Vous pensez vraiment qu'on a assez confiance en l'AFESH pour ne pas bloquer nos cours nous mêmes?

hihi!
On est jamais si bien servis que par soi même.

18:09 (en pleine conversation téléphonique): "Moi je m'en cri** que les autres assos ne tombent pas en grève, en plus, comme d'habitude ils attendent de voir ce que l'AFESH va faire!" ...
C'est dit;).

Ah ! pis je voulais pas....


Je voulais ne pas en parler... Je voulais pas.
Me semble que je chiale en boucle sur ce sujet... Non, mais une fille se tanne !!
Mais c'est plus fort que moi... ça m'écœure. L'expression de se sentir "prisonnier des AG de grève" est une aberration pour qui l'affirme et qui n'a jamais mis les pieds dans l'une ou l'autre des AG que nous avons eu depuis septembre.

Qu'on se le dît : ne pas venir délibérément par désintérêt ou désinvolture est un choix. Un choix qui implique la soumission à la décision qui est prise pour soi, pour et par la collectivité.

Hier, en discutant avec des amis, j'ai dû dédramatiser le "destin tragique" que vivait une "amie" au prise avec un profond sentiment de victimisation (Je me sens comme prise en otage à chaque session affirme-t-elle par toutes ces AG de grève). J'ai rarement été aussi cassante, plus direct, plus intransigeante :

- Si tu choisis de ne pas venir, de ne pas t'en intéresser ne vient pas te plaindre à moi. C'est ton choix, TU choisis de subir, TU es ta propre VICTIME. Ça ne m'intéresse pas... Tu parles à travers ton chapeau. C'est comme refuser de voter (ou d'annuler son vote si tel est la conviction) et de chialer à tous vents sur les prises de positions du gouvernement. Pas avec moi. C'est aussi simple que ça. C'est un non-sens, une insulte à mon intelligence.

Elle a roulée des yeux. Fait comme si j'étais une pro grève finie. Ça m'a dégoutée.

Je ne suis pas pour la grève mautadine, je suis pour un investissement en éducation. Je suis pour du changement. Je suis pour un débat de société. Je suis pour tout ça, pas pour un moyen de pression.

Si je suis contrainte à faire la grève c'est dans la mesure que mes désirs, aussi charmants sont-ils, ne tomberont pas tous seule du ciel... Faut revendiquer, montrer que je suis en vie, montrer que je suis là, prête à me battre.
Même si je voudrais ou j'aimerais être capable me cacher sous les couvertures et dormir et faire mes lectures et brosser mon chien tranquillos l'air de rien ! Mais si je reste chez moi, merde... ce sont ces autres qui vont vivre ma vie. C'est ma vie. Je me lève, j'écoute, je suis là... parfois triste de choix de ma collectivité (encore triste de voir Harper représenter mon pays, encore plus triste de voir Charest au pouvoir dans ma belle province... blah! mais c'est NOTRE choix... *snif*)

Bref, cet après-midi, je ne vais pas en sautant de joie à une AG qui va s'embourbée dans des sentiments contradictoires, dans les procédures et où les gens sont sur les dents... Que la solution soit la grève ou non, reste que ce n’est pas une "bulle au cerveau". C'est très important, ça implique des milliers d'étudiants.

C'est donc la victimisation qui m'écœure au max. Est-ce que j'ai dit que j'allais à l'AG mais que je devais partir plus tôt ? Yep..

Je vais subir le choix des autres. Ça arrive... C'est comme ça, mais je vais avoir été là.