lundi 30 avril 2012

Speak Rich en Tabarnaque





"Commencez vous à comprendre, que nous ne sommes pas seul ? "

Coup de coeur !

J'ai toujours eu un faible pour l'humour ironique et satirique.

Évidement, les gens pince sans rire me font terriblement marré.

Les gens qui font de l'humour politique engagé en dénonçant par l'absurde, sont vraiment hot !

Travailler avec Jules est un plaisir que j'ai eu dans une autre vie. Depuis, il fait son petit bonhomme de chemin et me fait toujours aussi plaisir de voir tourner en satire des raisonnements promut par des gens sans constance tel que Martineau.

Bonne écoute !






Lipdub ROUGE : Je suis fière d'être ROUGE de colère malgré les semaines qui passent !





Nous, étudiants, ne sommes pas des casseurs violents comme Jean Charest et son équipe s'efforcent de nous représenter. Nous sommes une génération remplie d'espoir envers un futur meilleur, en quête d'une société plus juste. Nous marchons depuis février presque quotidiennement pour faire entendre notre indignation face à un gouvernement sourd, entêté à nous discréditer pour séduire son électorat de droite. Cette fois-ci, nous avons rassemblé des groupes d'étudiants faisant briller notre grand mouvement par leur originalité d'expression. Des artistes engagés dans la réussite de notre soulèvement depuis ses débuts. Sur des airs à saveur révolutionnaire, nous maintenons la pression et nous déclarons haut et fort et en musique, une fois de plus...


BLOQUONS LA HAUSSE!

Réalisation : Marc-Antoine Doyon et Véronique Dagenais
Caméra : Véronique Dagenais
Direction artistique : Gabryelle Côté et Maria-José Gonzales
Coordination, chorégraphie et support technique : Germain Collinge Ménard
Assistance à la réalisation : Gabrielle Mankiewicz
Assistance à la réalisation/coordination des groupes : Félix Lamarche, Philippe Rioux, Noha Choukrallah, Cateryne Rhéaume, Marie-Eve Taillefer, Marie Quesnel, Fèroë Pontay, Lylia Bahri, Delphine Chevrier

Merci à Loco Locass, les Justiciers Masqués, Légion D et Archicontre (pour tous les éléments rouges du décor), les étudiants en théâtre du Cégep de St-Hyacinthe (pour la tête de notre cher Jean), le Rabbit Crew, la Chorale contre la hausse, Schtroumpfons la hausse, le Gumboots, la Boîte Rouge, Rouge Illimité, Michel Caron et Patrice Labastrou pour la EX1R, Alexandre Vincent pour son support technique, Marie-Andrée Désourdy, Edith Faubert, Cassandre Thibault et Thomas Dupuis, Charles Bélisle et Michel Cojan pour les magnifiques photos du tournage, Canailles, Laurent Ouellette et Alexandre Sirois-Vigneux pour la post-production, Karkwa (Sandy Boutin) et Yann Perreau pour la musique, Pier-Philippe De Chevigny Leblanc et Chafiik pour le mix, Stephane Eid du SPVM pour sa collaboration, Jessica Desjardins et Laurent-Dominic Chantal-Fortin pour le making-of qui sera disponible sous peu...

Et à tous les participant(e)s, 1625 fois (ou 1778, avec la nouvelle hausse) MERCI!

Pour le making-of et photos du tournage (et bien d'autres super vidéos à propos du mouvement étudiant), le site de la Boîte Rouge http://boiterouge.ne

samedi 28 avril 2012

11 semaines de solidarité

11 semaines à manifester ensemble, à bloquer ensemble, à perturber ensemble, à courir ensemble, à se faufiler entre les voitures ensemble, à peindre ensemble, à crier ensemble, à se tenir ensemble bras dessous bras dessus devant l'anti émeute qui nous rentre dedans. 11 semaines à se déplacer ensemble, à vouloir aider les grévistes de l'UdeM, de Concordia, du Conservatoire, d'Alma, de Valleyfield, de l'UQO, de Sherbrooke... tous et toutes ensemble. 11 semaines à être dehors ensemble, à avoir froid ensemble, à compter sur des camarades que nous ne connaissions pourtant pas avant la grève, ou avant cette journée, pour du café, des sandwichs, ou des sourires réconfortants. 11 semaines à se sentir en sécurité parmi nous, à se sentir bien entouréEs dans nos manifs, à se sentir fortEs et uniEs tous et toutes ensemble. 11 semaines à faire confiance en allant tous et toutes gaiement à ces invitations sans explications de “manif-action” juste parce que nous savions que nos camarades organisateur/ICES travaillaient pour la cause et ne voulaient certainement pas nous mettre en danger volontairement.

11 semaines de confiance en nous et en nos moyens.

Vous allez me faire croire que tout est gâché à cause d'une gang d'imagistes qui croient qu’eux partagent le monopole de la violence de l'État (vous ne partagez rien, vous êtes des COLLABOS, la police vous instrumentalise et vos camarades se méfient de vous)? Une gang de paci-flics qui tapent sur les gens et les livrent à la police en sachant très bien que ceux-ci vont se faire brutaliser seraient devenus plus importants que la solidarité que nous avons tissée dans la sueur, dans le sang, dans les cris et dans les pleurs? Où étaient ces gens à chaque fois que nous nous faisions tabasser? Où étaient ces gens chaque fois qu'uniEs, nous réussissions à faire reculer la police? Où étaient ces gens quand il fallait évacuer nos blesséEs même pas comptabiliséEs par les médias et la police? Où étaient tout ces gens qui croient qu'une vitrine équivaut à du sang, à un oeil, à des membres fracturés? Étaient-ils devant leurs télévisions? Avalaient-ils tout rond ce jus putride craché par leurs sacro-saints médias?


Je sais qu'on est découragéEs et dégoutéEs. Mais il ne faut pas faire l'erreur de penser que ces gens détruisent nos efforts des 11 dernières semaines. Cette solidarité est beaucoup plus importante et solide que le soudain réveil de quelques imagistes qui s'inquiètent de ce que les médias de masse vont reporter. C'est dommage parce qu'il va falloir les avoir à l'oeil, des fois il faudra même s'interposer physiquement pour éviter qu'ils et elles ne fassent mal à des gens. C'est terrible parce que ces gens détruisent la raison d'être d'une manif (être fortEs dans un endroit sécuritaire et dans notre unité), exposent tout le monde à de la brutalité policière, et sautent à pied joint dans le piège du gouvernement et de la police en séparant bonNEs et mauvaisES manifestants.

Mais les imagistes arrivent trop tard. C'est impossible de changer la direction de la colère maintenant. Impossible de la brimer. Nous avons travaillé fort pour que les flics ou l'État ne soient pas capables de le faire, et les imagistes n'ont pas autant de moyens, ni d'effectifs.

Imagistes si vous voulez prendre le contrôle vous allez être déçuEs. La police ne l'a pas, l'État non plus. Par contre vous êtes en train de pourrir le climat et de vous pourrir vous même. Effectivement, quel autre qualificatif que “pourri” s'applique à quelqu'un qui est prêt à blesser des gens, à mettre une manif en danger et à remettre des gens entre les mains d'une police brutale?

***
Témoignages d'hier qui montrent clairement qu'il n'y a rien de “chirurgical” dans les arrestations du SPVM, et que les Black Bloc font partie intégrante de la manif:

1- Manifestant: J'étais dans les 30 arrêtés hier soir. On a simplement eu la malchance de marcher devant la bannière de tête au moment où les flics ont décidé de scinder la manif en deux. Un des flics nous a clairement dit qu'on nous avait utilisés comme exemple.
 Bilan : un bras cassé, du matraquage abusif et une canette de gaz poivre vidée à bout portant dans ma face
Ami: Des informations non confirmées selon lesquelles ce serait un étudiant du secondaire qui aurait eu le bras cassé par le SPVM lors de cette arrestation de masse et qu'une étudiante de 14 ans faisait aussi parti du nombre des arreté-e-s.
Manifestant: Je te confirme pour l'étudiant du secondaire avec le bras cassé. Je ne sais pas pour l'étudiante de 14 ans. Pis quand je dis bras cassé...son os était twisté dans son bras et faisait une bosse grosse comme une balle de golf
Ami II: Est-ce qu'on vous accuse vraiment d'agression armée et agression armée contre un agent de la paix ?
Manifestant: Non. Les 30 avec moi ont eu un ticket de 146$ pour attroupement illégal. That's it.

2- J'ai été dans les 30 personnes arrêtés et pendant que les médias disaient que le SPVM avait arrêter 30 "casseurs" nous on chantait des chansons dans l'autobus. On a fait un sit-in et on c'est fait poivré. Un gars a un bras brisé par un coup de matraque et un autre avait le visage en sang. Et je peux vous garantir que aucun de nous était un casseur. Pis sa ma juste donné envie de prendre leur bord aux casseurs.

 3- Je suis tellement en criss. Personne a vu ce qui s'était passé réellement parce que le SPVM a vraiment bien pensé à son intervention et a empêché tout le monde de voir ce quis 'est passé. J'ai réussis à m'en aller juste avant qu'ils encerclent les gens. C'était dégueulasse ce que j'ai vu. Les filles à coté de moi faisaient des crises de panique pi les gars gueulaient sur la police parce que c'était juste trop violent. Les gens se faisaient tabasser pi yavait aucun média, juste une petite cinquantaine de personnes pour voir. J'ai vu des millions d'affaires dégueues depuis 3 mois et hier ça rentrait dans les pires. Et qu'est-ce que les gens font en rentrant chez eux? Remercier le SSPVM de leur "frappe chirurgicale" et d'avoir permis à la manif de continuer "pacifiquement". Je suis tellement en criss.

4- Un GROS merci aux 2 personnes des Black Bloc qui m'ont retenus et ne m'ont pas lâchés alors qu'un flic me tirait vers lui. Un autre gros merci à la gentille fille qui m'a versée du Maalox dans les yeux. Sérieux, on peut ne pas être d'accord avec le fait de trasher une vitre, mais de là a attaquer une personne comme les «pacifiques» l'ont fait hier, c'est franchement dégeulasse. Je tiens à préciser que sans la confrontation au coin des rues St-Laurent et Ontario, nous n'aurions pas passés. Sérieux, le pacifisme, on repassera ...

***
Lecture! (parce que le meilleurs moyens d'ouvrir les yeux des imagistes reste, je crois, l'éducation).

Des Casseurs
Black Bloc et carré rouge
Brûler pour ne pas s’éteindre; La désobéissance civile expliquée aux puissants
«Manifestation illégale» n’est pas un énoncé performatif

vendredi 27 avril 2012

Notre réponse au gouvernement

Vous ne vous adressez pas à nous. Ce point de presse s'adresse à vos amis et vos supporters. Vous essayez de nous faire passer une hausse plus grande (‎254$x7= 1778$!!! Hausse de 82 % sur 7 ans!!!) pour une offre "appréciable". Vous nous martelez un 50 cents par jour quand le système d'aide financière prévoit seulement 7$ pour manger par jour (yay! 2.16 par repas!). Vous nous faites passer votre idée de gestion des universités pour une "saine gestion" quand tout ce que vous voulez faire c'est renter le privé et l'assurance qualité selon des critères libéraux et ammarés au marché.

 FUCK! ON EST PAS DANS LA RUE DEPUIS 11 SEMAINES POUR SE FAIRE CRACHER DESSUS! 

 20h30, place Émilie Gamelin, Montréal.

 On a vu l'offre du gouvernement aujourd'hui. Rien de neuf sous le soleil. Plus de mépris. On ne se laissera pas niaiser plus longtemps.

Une hausse sur 7 ans au lieu de 5, ça reste le modèle d'utilisateur payeur, ça reste la même logique marchande derrière la hausse.

Prendre l’argent pour les prêts et bourses en abolissant le crédit d'impôt sur les frais de scolarité, c'est une belle diversion.

Le RPR, doit-on le rappel, c'est un beau moyen d'augmenter massivement l'endettement.

Les mécanismes de gestion dont parle le gouvernement ? Un détournement de nos positions pour mieux imposer des méthodes issues du nouveau management public.

C'est pas une solution, c'est une insulte. 

NON à la hausse. NON à la privatisation de l'éducation Ensemble, bloquons cette entente à rabais.


(Note aux "pacifistes" autoritaires et violentEs physiquement; une manifestation appartient à tous ses participantEs. Vous n'êtes pas d'accord avec des actions? Allez plus loin ou regardez ailleurs. Ne jouez pas à la police, elle le fait bien mieux que vous. En plus vous nous exposez tous et toutes inutilement à des manoeuvres policières qui finissent toujours en brutalité... Et pensez-y, voulez-vous vraiment être fièrEs d'avoir participé activement à une opération où un camarade de lutte se fait brutaliser par votre faute? Est-ce que les gens d'hier étaient réellement fiers d'eux après avoir fait arrêter quelqu'un qui lancait un feu d'artifice? Une manifestation est forte parce qu'elle est unie. ON N'EST PAS VOS ENNEMI-E-S, ON EST LES ENNEMI-E-S DU SYSTÈME! À ce soir!)



QUÉBEC, le 27 avril 2012 /CNW Telbec/ - 
Le premier ministre du Québec, Jean Charest, et la vice-première ministre et ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Line Beauchamp, ont rendu publique ce matin une solution globale pour l'accessibilité aux études universitaires.

« Les discussions menées avec les associations étudiantes ne nous ont pas permis de conclure une entente. Néanmoins, le gouvernement a été à l'écoute et présente aujourd'hui à l'ensemble des étudiants et des Québécois une solution globale qui répond aux préoccupations exprimées », a déclaré le premier ministre.

« La solution que nous présentons aujourd'hui comporte des améliorations pour les étudiants. L'ensemble des mesures facilite davantage l'accessibilité aux études en étalant la hausse des droits de scolarité et en améliorant l'aide financière aux études, tout en facilitant le remboursement de la dette à la fin de celles-ci », a déclaré la ministre Beauchamp.

Étalement sur 7 ans
Sur la question des droits de scolarité, le gouvernement étale la hausse annoncée de 1 625 $ sur 7 ans plutôt que sur 5 ans, après l'avoir indexée pour les deux années additionnelles.

Concrètement, cette mesure fera passer la hausse annuelle de 325 $ à 254 $. En tenant compte du crédit d'impôt, ce montant équivaut maintenant à 177 $ comparativement à 230 $, soit l'équivalent d'une hausse annuelle de moins de 0,50 $ par jour.

Bonification de l'aide financière
De plus, dans le cadre des récentes discussions tenues avec les associations étudiantes, nous avons proposé d'accroître le niveau total de soutien financier en bourses d'études. Cette proposition consiste à hausser de 35 000 $ à 45 000 $ le seuil de revenu familial exempt de contribution parentale dans le calcul des bourses d'études. Ce sont donc plus de 44 000 étudiants qui verront leur soutien financier augmenter. Le coût de cette mesure est de 39 millions de dollars.

Cette proposition s'ajoute aux bonifications déjà annoncées en matière d'aide financière pour que tous les étudiants puissent avoir accès aux études.

Ainsi, dès l'automne 2012, tous les étudiants dont le revenu des parents n'excède pas 100 000 $ bénéficieront d'un prêt permettant généralement de couvrir les droits de scolarité et le coût du matériel scolaire. En 2016-2017, ce montant sera de 4 678 $ pour 30 crédits.

Les étudiants de la classe moyenne se verront accorder un prêt additionnel de 2 850 $ puisque aucune contribution parentale ne sera prise en compte pour le calcul de l'aide financière aux études jusqu'à un revenu familial de 60 000 $. Concrètement, cela signifie qu'un étudiant sans revenu vivant chez ses parents recevra une aide totale de 7 553 $ par année.

Ces deux mesures permettront d'accorder annuellement des prêts additionnels à plus de 50 000 étudiants.

Régime de remboursement proportionnel au revenu 
Par ailleurs, en ce qui a trait au remboursement des prêts accordés dans le cadre de l'aide financière aux études, le gouvernement a déjà annoncé l'instauration, pour l'automne 2013, d'un régime de remboursement des prêts en fonction du revenu.

Ce nouveau régime s'ajoutera au programme de remboursement différé déjà existant et respectera la capacité de payer des ex-étudiants, soulageant ainsi le fardeau des plus vulnérables d'entre eux.

« Le gouvernement propose ici une approche globale visant à permettre à tous les étudiants qui le désirent d'accéder aux études supérieures sans pour autant nuire à leur situation financière à la sortie de celles-ci. Cette proposition constitue aussi un effort financier considérable puisque l'ensemble des ajustements proposés représente, à terme, 51,4 millions de dollars de plus que ce qui avait été inscrit au budget 2011-2012 », a souligné la ministre.

Conseil pour assurer une meilleure gestion des universités
Par ailleurs, le gouvernement donne son accord à la création d'un conseil d'évaluation des universités, tel que l'a demandé la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). Cette instance, dont feront partie des représentants étudiants, évaluera la gouvernance des universités, la qualité de leur enseignement et le développement du réseau universitaire québécois. 

Évaluation de l'impact de la hausse
De plus, le Comité consultatif sur l'accessibilité financière aux études aura pour mandat d'évaluer périodiquement l'impact de la hausse des droits de scolarité au regard de l'accessibilité aux études.

« Ces mesures rejoignent notre souci de nous assurer que tous les étudiants du Québec pourront accéder aux études supérieures, tel qu'en fait foi le plan que nous soumettons aujourd'hui », a conclu la ministre Beauchamp.

mercredi 25 avril 2012

Bilan sommaire des négociations

QUÉBEC, 25 avril 2012

Comité de négociation de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante

Suite à 11 semaines de grève dans les associations étudiantes collégiales et universitaires au Québec, le gouvernement nous a invité à une rencontre portant sur différentes propositions afin de dénouer l'impasse actuelle. Cette rencontre a été soumise à un huis-clos d'une durée de 48 heures exigé par la ministre de l'éducation, du loisir et des sports, Line Beauchamp. Ce huis-clos était accompagné d'une trêve, auquel nous avons refusé de nous plier. La ministre ayant annoncé qu'elle nous excluait sur la base d'actions de membres de la coalition, il est grand temps de faire un rapport aux étudiantes et étudiants sur l'évolution du processus de discussions entre le gouvernement et les délégués des associations étudiantes. 

D'entrée de jeu, la ministre a affirmé que pour le moment, la position gouvernementale restait ferme sur les frais de scolarité. Toutefois, elle a signifié être prête à entendre nos revendications. Nous avons passés de longues heures à expliciter clairement les positions et revendications étudiantes sur les frais de scolarité et la gestion universitaire. Dans ce qui semblait davantage à des exposés qu'un dialogue, le gouvernement a déposé un proposition traitant de l'aide financière aux études, l'assurance-qualité et la gestion universitaire.

L'offre du gouvernement ne faisait aucune mention de la question des frais de scolarité. Cette proposition a été unanimement dénoncée et rejetée par toutes les associations présentes. Nous avons appris par la suite que le comité de négociation du gouvernement n'avait pas de mandat pour discuter de frais de scolarité avec nous.

Le dialogue a par la suite été interrompu momentanément. Les délégué-e-s des associations étudiantes attendaient mercredi à Québec que le gouvernement donne le mandat à ses représentant-e-s de discuter du véritable enjeu lorsque la ministre a annoncé en point de presse qu'elle excluait la CLASSE du processus de négociation.

La FEUQ a réitéré son offre de nous inclure, sans conditions, sur sa délégation afin que le processus de négociation se fasse avec toutes les associations étudiantes. En tant que comité de négociation qui a le mandat de former un comité de négociation conjoint avec les autres organisations nationales si ce comité se forme sans condition, nous acceptons leur invitation. La FEUQ affirme que si la ministre s'entête les négociations sont rompues.

Si les négociations reprennent, les associations étudiantes s'accordent pour faire rapport à leurs membres à chaque 24h afin de les tenir au courant de l'évolution du dossier. Nous souhaitons ainsi assurer un maximum de transparence dans le processus de négociations. Un huis-clos ne pourra plus être considéré comme une condition.

Le comité de négociation veut vous rappeler que jamais nous n'avons plié, et que jamais nous ne plierons à un appel à la trêve pour négocier.

Nous allons tenter de contacter toutes les associations étudiantes membres par téléphone dans les plus brefs délais afin de vous donner les détails et répondre à vos questions.

Solidairement et s'il vous plaît, maintenez le rapport de force!



CE SOIR: OSTIE DE GROSSE MANIF DE SOIR
 20:30 Parc Emilie-Gamelin

mardi 24 avril 2012

Grève sociale: 1er et 15 mai!

www.grevesociale.info

Pourquoi la grève sociale ?


Nous sommes dans une ère critique de notre histoire. Depuis trop longtemps, on prétend qu’il n’y a pas d’alternatives. Dans cette optique, le gouvernement nous présente ses nombreuses mesures d’austérité comme étant inévitables.

Pourtant, ces dernières semaines, le mouvement de grève étudiante a montré qu’il était possible de s’unir et de se tenir debout face à des politiques régressives imposées par un gouvernement corrompu et à bout de souffle. Le mouvement étudiant a ouvert une brèche, c’est maintenant à toute la société de s’y engouffrer pour clouer au pilori ceux qui s’enrichissent à nos dépends. Disons-le haut et fort, il est encore possible de rêver d’une société plus juste, plus libre, plus égalitaire ; une société où tout ne serait pas régi par l’ennuyeuse course au profit. Le combat que l’on propose, c’est un combat contre l’austérité et son discours, qui, ici comme ailleurs, martèle sans cesse qu’aucune alternative n’est possible.

Nous ne sommes pas dupes! La hausse des frais de scolarité n’est qu’un aspect d’un programme beaucoup plus large. L’imposition scandaleuse d’une taxe santé, les hausses du coût des loyers et des tarifs d’électricité, la restriction du droit de grève, le refus obstiné d’augmenter les salaires, le pillage des ressources naturelles, le non-respect des droits des peuples autochtones... Autant de politiques et de phénomènes qu’on nous présente, sur un ton grave, comme étant des nécessités, inévitables, alors qu’elles sont en réalité des choix de société. Profitons du momentum que nous donne la grève étudiante, la lutte des syndiqués d’Aveos et d’Air Canada de Rio Tinto et tous les autres mouvements sociaux et changeons les choses une fois pour toutes. La grève sociale est l’unique moyen que nous avons pour bloquer toutes ces politiques d’austérité et proposer mieux.

Les 1er et 15 mai prochain, faisons front commun et sortons dans les rues. Ras-le-bol général, vers la grève sociale! 


Anonymous et Occupy appellent aussi à la grève le 1er mai!

dimanche 22 avril 2012

Jour de la terre


Nous,
Hommes, femmes et enfants de bonne volonté
Nous nous rassemblons pour dire au monde que nous avons à coeur
La terre riche, généreuse et fragile que nous habitons
Et la défense du bien commun en ce pays;


Nous nous rassemblons parce que nous sommes convaincus
Qu’avec notre potentiel et notre savoir-faire
Nous pouvons adopter une meilleure stratégie dans l’usage du trésor
Que sont nos terres, notre eau et l’air qu’on respire;


Nous nous rassemblons
Parce que nous croyons que l’utilisation de nos richesses naturelles
Doit se faire en accord avec les populations
En harmonie avec la nature
Au profit de tout le monde
Et dans l’intérêt des générations à venir;


Nous nous rassemblons parce que nous croyons qu’il est possible
De nous développer selon un modèle
Qui soit une source d’enrichissement réel, de progrès et de fierté
Et une source d’inspiration pour le monde entier;


Nous affirmons que nous sommes favorables au développement, à un développement qui soit viable, qui fasse une large part aux énergies renouvelables, au transport écologique, au commerce équitable, à la revitalisation des régions et à une agriculture durable et nous affirmons qu’il est capital d’orienter nos efforts vers une économie où prospérité sera synonyme de qualité de vie;


Nous nous rassemblons pour dénoncer le désengagement du Protocole de Kyoto, les dégradations dues à l’exploitation des sables bitumineux, les modèles actuels de développement minier et forestier, les risques liés à l’exploitation du gaz de schiste, du pétrole, de l’uranium et à l’utilisation de l’énergie nucléaire sur notre territoire;


Nous refusons d’être dépossédés de nos richesses et des sources d’un véritable progrès.


Et nous demandons:


Que le Gouvernement du Canada participe pleinement au Protocole de Kyoto, qu’il intensifie la lutte aux changements climatiques, qu’il cesse toute subvention aux compagnies pétrolières et gazières et qu’il poursuive toute politique de développement en répondant aux objectifs économiques, écologiques et sociaux les plus élevés au monde;


Que le Gouvernement du Québec se dote d’une véritable stratégie, pour le Nord et l’ensemble du territoire, où le développement de nos ressources naturelles et énergétiques répond à nos exigences les plus hautes en matière de partage de la richesse, de respect de l’environnement et des populations, maintenant et pour les générations à venir;


Voilà pourquoi nous signons cette déclaration et que nous nous engageons à prendre part à un vaste rassemblement le 22 avril et à l’événement unique qui aura lieu à 2 heures précises, à Montréal.


signer la déclaration : http://22avril.org/declaration/


Merci !

La réflexion s'impose...

"Gagner en condamnant?"

Ils ont d’abord compté sur l’épuisement. Ensuite, ils ont cherché à diviser avec le RPR déjà décidé, les batailles de mots touchant à la violence, et une rencontre centrée sur autre chose que le motif de la lutte. Maintenant, le climat est tel qu’on répète que le gouvernement doit absolument « s’assoir avec les leaders étudiants » alors qu’il n’est toujours pas question de discuter de la hausse. Tous ces détours ont fait perdre de vue un élément fondamental dans l’analyse du mouvement étudiant. Et ainsi, tout le monde est pendu aux lèvres de la CLASSE quant à sa position sur la violence. Un sujet imposé et sans lien avec ses revendications.

 Pourtant, la condamnation de la violence n’est pas si déterminante parce qu’elle dénote une incompréhension profonde du mouvement. La confusion est telle que plusieurs acteurs sociaux alliés finissent maladroitement par jouer le jeu du gouvernement. Ainsi, nous voyons des chefs syndicaux intimer la CLASSE de « dénoncer la violence », et des personnalités affirmer que les négociations devraient se faire pendant notre retour en classe.

C’est oublier que la confrontation des dix dernières semaines n’est pas celle de la CLASSE et des fédérations contre le gouvernement, ni une lutte de leurs représentants pour convaincre l’opinion publique, mais bien celle d’un mouvement sur la question des frais de scolarité et des enjeux sociaux que celle-ci amène nécessairement.

La grève a été votée dans les associations locales. La CLASSE et les fédérations coordonnent certes à leur manière les actions et revendications nationales de ces associations, mais la puissance de la base du mouvement dépasse ces organisations. C’est le mouvement étudiant, à travers ses associations locales, qui donne la légitimité à leurs associations nationales d’être des interlocuteurs privilégiés du gouvernement. D’innombrables activités, actions et manifestations locales sont pensées et organisées par des groupes et des individus de leur propre initiative. Des milliers d’individus qui résistent à cette hausse et qui disent au gouvernement de refaire ses devoirs par rapport à l’accessibilité aux études et au rôle de l’éducation dans la société. De cette manière, ce sont des milliers de citoyen-ne-s qui s’expriment sur leurs attentes et leur vision de la société.

Tout en niant notre mouvement, le gouvernement éloigne la discussion des frais de scolarité. Mais si les associations nationales sont entrainées dans cette direction, il est important de se rappeler qu’elles n’ont pas de pouvoir sur les gens qui les composent. Et ceux-ci tiennent avant tout à parler de la hausse des frais et des enjeux sociaux qui s’y rattachent. Après tout ce chemin, il serait surprenant que le mouvement se démobilise tant qu’on n’écoute pas sa principale revendication.

Vanessa Gauthier Vela, étudiante à la maîtrise en science politique, UQÀM
François Marcil, étudiant à la maîtrise en histoire, UQÀM

vendredi 20 avril 2012

Le sens de l'humour de notre Premier ministre Jean Charest

Quand ça fait 10 semaines qu'on se fait infantiliser, ridiculiser, invisibilisr, pendant que de l'autre main on nous envoie la force armée de l'État, ou des mercenaires sur la gueule pour nous réprimer brutalement, je me dis que la moindre des choses pour un élu c'est de se garder une petite gêne quand le sang des étudiantEs coule, et que des deux côté les gens sont blessés.

Il y a des blesséEs. Des gens qui se sont fait faire très peur et/ou très mal depuis 10 semaines. Il y a une tension. Des gens se font arrêter constamment et qui sont traités de manière brutale et humiliante. Des gens se font menacer par la police. Des gens se font poivrer, gazer, matraquer, rentrer la face dans l'asphalte durant l'arrestation. Des gens se font tirer des balles de caoutchouc et des bombes.

La police ne gère rien. Et j'ai encore dans mon esprit la vision de ce petit flic, sur l'heure du midi à côté du Palais des congrès, qui était seul, pas de ligne, et qui au lieu de reculer de manière sensée et stratégique pour revenir plus fort et ordonné avec des collègues, tournait sur lui-même, presque entouré par nous, les yeux fous et la bouche entrouverte. À chaque fois qu'on s'approchait de lui, il nous menaçait et agitait son petit bâton. Il a fini par envoyer des jets de poivre aux manifestantEs qui étaient directement devant lieu. On était tellement plus que lui, il en faisait presque pitié.. Jusqu'à temps que ses supers collègues derrière envoient une balle plastique sur la fille à côté de moi...





Bref, la police capote, nous, on se fait faire de plus en plus mal, de plus en plus d'acteurs sociaux dénoncent l'inaction du gouvernement et nos appuis grandissent de jour en jour. Ça aurait été un bon moment pour se garder une certaine réserve dans l'humour utilisé par notre Premier ministre... Faire des sous-entendus sur le travail forcé dans le Nord ou sur les gens qui "courent de partout" pour venir au Salon du Plan Nord, c'est horrifiant et petit. Jean Charest, t'es un criss de sale! Pis ton esti de Plan Nord laitte ben ça s'appelle du COLONIALISME!

 

Ajoutez à ça mon bon vieux fond social-démocrate qui a bien de la difficulté à croire que les puissants (j'ai fait exprès de ne pas féminiser) de ce monde, individuellement, aiment rire de nous, les gens banals qui n'ont pas de connections privilégiés avec le pouvoir.

Ben criss, j'avais tort.

D'entendre les gros rires gras de la foule et les applaudissements, et de voir le sourire satisfait du PM m'a dégoutée. Complètement.

PARTI LIBÉRAL, PARTI PATRONAL!

Et je vous encourage fortement à dénoncer les propos du PM.: Portons plainte au bureau de Jean Charest !
Tél. du bureau à Québec de Jean Charest : 418-643-5321

SI LA BOÎTE VOCALE EST PLEINE, VOICI D'AUTRES ALTERNATIVES pour communiquer avec le Premier ministre;

Ministère Conseil exécutif (Québec) Téléphone : 418 643-5321 Télécopieur : 418 646-1854

Conseil exécutif (Montréal) Téléphone : 514 873-3411 Télécopieur : 514 873-6769

Circonscription (Sherbrooke) Téléphone : 819 569-5646 Télécopieur : 819 569-4952

Attachée de presse adjointe : Cynthia Byrne Téléphone : 418 643-5321 Télécopieur : 418 646-1854

Courriel https://www.premier-ministre.gouv.qc.ca/premier-ministre/joindre-pm/courriel.asp

Facebook du PM https://www.facebook.com/j.charest
Page fb  Pour la démission de Jean Charest

Une image de la journée qui montre les flics se sauver des manifestantEs. Je retrouve mon humour on dirait :P ;

Au moment où j'écris ces lignes il y a aussi une manif en solidarité avec les arrêtéEs d'aujourd'hui! Solidarité avec nos camarades!

Des féministes, la Ministre St-Pierre, et du béton


 Dans la nuit du 19 au 20 avril, un groupe féministe non-mixte a érigé une structure de béton personnifiant Christine St-Pierre, Ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, devant son bureau de députée, situé au 1600, boul. Henri-Bourassa à Montréal. Elles demandent à la Ministre de reconnaitre le caractère sexiste et discriminatoire de la hausse des frais de scolarité ainsi que du système d’aide financière aux études. Pour justifier l’utilisation du béton, elles répondent : « la hausse nous empêche d’avancer et fige l’accessibilité aux études, surtout pour les femmes, en plus de contraindre gravement l’accès aux étudiants-es de première génération, ainsi qu’aux étudiants-es provenant de groupes racisés. »



L’accès au savoir est au coeur des luttes féministes. L’éducation a entre autres permis aux femmes de s’attaquer aux rapports de pouvoir, d’améliorer leurs conditions de vie et d’investir l’espace public et politique. En aiguisant leur esprit critique, les femmes ont pu lutter contre ceux qui les auraient voulu ignorantes et dociles. Elles veulent que Christine St-Pierre reconnaisse le caractère sexiste de la hausse des frais de scolarité. Elles annoncent que « si la Ministre St-Pierre refuse de prendre position, elle devra admette avoir failli à son mandat de défendre la «condition féminine». Dans ce cas, nous veillerons à sa démission. Nous ne serons pas tranquilles ». 

Rappelons que le 21 mars dernier, des féministes ont occupé l’étage du ministère de la condition féminine. Devant l’intransigeance du bureau de la Ministre et son refus d’entendre leurs revendications, un groupe d’étudiantes a décidé d’élever le ton en coulant une statue dans le béton devant le bureau de la Ministre.


Étudiantes féministes contre la hausse

Avoir les pompiers de son bord, c'est ben mieux que la police !

Ça me fait du bien de lire ça... 


voir le lien  (c'est un PDF)

Mais quand je vois ça, je me dis que vaut mieux les avoir de son bord.... 



Une violence inacceptable

Le 19 avril à l'UQO.

mercredi 18 avril 2012

DEMAIN: Solidarité avec les camarades de l'UQO

Autobus en direction de l’Université du Québec en Outaouais (UQO)

Si vous désirez vous rendre à l’UQO demain matin, jeudi, présentez-vous au Parc Émilie-Gamelin à 6h00. Des autobus vous y attendront (aller-retour). Le retour à Montréal est prévu aux alentours des 16h30.

Faites passer le mot !

Occupation policiere de l'UQO





Je ne reconnais plus mon coin du monde... J'ai mal à mon coeur de citoyenne...

Nouvelle pancarte près de nos écoles...


l

mardi 17 avril 2012

Pendant ce temps près des bureaux de ministres...

J'ai entendu parler par un ami d'une amie d'un ami qui a vu l'ours, que les flics qui surveillent les bâtisses abritant les bureaux de ministres durant la nuit, y compris leurs bureaux de députés, sont sur le gros nerf. Agressivité, fouilles abusives, obligation de s'identifier sous la menace, et vérification des visages avec une banque de visages déjà en leur possession. Même pas besoin de s'approcher des bureaux en question, juste prendre l'air à plusieurs mètres autour.

Oui oui, c'est abusif, mais ça on le sait, ce n'est pas le point.

Le point est: watchez-vous.

lundi 16 avril 2012

Dénonçons la diffusion du texte «Pour en finir avec les grèves étudiantes»!

Il y a plein de bonnes raisons de se plaindre, d'avoir peur, de hurler, et d'être scandaliséEs de la lettre que Bernard Guay, Directeur Général de la fiscalité du Ministère des Affaires Municipales, des Régions et de l'Occupation du Territoire (MAMROT), a écrite, et a réussi à diffuser sur le site de Cyberpresse.

Tout d'abord parce que c'est facho et haineux, ensuite, parce que c'est facho, pis finalement, parce que c'est crissement laitte pis facho.

On dénonce! On crie bien haut et fort notre dégoût et notre volonté de faire de ce monde un monde libre de fascisme. Libre de discours, d'idées et de pratiques fachisantes et sans espace pour la légitimisation et la propagation de ces mêmes idées.



Quand : mardi 17 avril à 14:00
Où : Place de l'Université du Québec, devant l’édifice du Soleil, 410 Boulevard Charest Est, Québec
Point d'arrivée : 10, rue Pierre-Olivier Chauveau, devant l’édifice du MAMROT, 15:45

Et voici une lettre de plainte qui peut servir à vous inspirer pour les vôtres. À envoyer au MAMROT et/ou au ministre responsable: plaintes@mamrot.gouv.qc.ca et ministre@mamrot.gouv.qc.ca

À qui de droit,


Le 12 avril dernier, le journal Le Soleil et Cyberpresse publiaient un texte de Bernard Guay, Directeur Général de la fiscalité du Ministère des Affaires Municipales, des Régions et de l'Occupation du Territoire (MAMROT), intitulé «Pour en finir avec les grèves étudiantes», et faisant ouvertement l’apologie de la haine et de la violence politique réactionnaire. 

Nous pouvions y lire: 

«Il ne suffit pas, pour faire échec à une opération préméditée et extra-légale comme celle-là, de prendre part aux assemblées, de déclarer publiquement son opposition ou de s'adresser aux tribunaux. Étant passé par là en mon temps, j'ai beaucoup d'admiration pour ceux qui ont posé de tels gestes, mais cela ne suffit pas: il faut s'organiser pour reconquérir le terrain. Dans les années 1920 et 1930, c'est ce qu'on fait les mouvements fascistes, en appliquant aux gauchistes leur propre médecine. Ceux-ci en ont gardé un souvenir si cuisant que, trois quarts de siècle plus tard, ils s'acharnent encore à démoniser cette réaction de salubrité politique. Les opposants aux grèves doivent donc cabaler, s'organiser pour franchir en masse les lignes de piquetage, apostropher les porteurs de carrés rouges où qu'ils les rencontrent, répondre à l'intimidation par le défi.» 

Je considère que cet extrait doit être pris au sérieux. Je considère que M. Guay a manqué de jugement et a agi de manière irresponsable en considérant le climat politique et social qui sévit présentement au Québec. Le contenu de cet article paru sur le site de cyberpresse est ,selon moi, un incitation public à la haine qui constitue un crime au sens de l'article 319(1) du Code criminel. En appelant à des actions de «salubrité publique» envers ceux qui portent des carrés rouges, M. Guay incite à la violence; ce qui est répréhensible en vertu du code criminel. 

Cette dérive appelle une réponse claire. Nous ne nous laisserons pas intimider ! C’est pourquoi nous appelons à la manifestation. 

Incitation publique à la haine

319. (1) Quiconque, par la communication de déclarations en un endroit public, incite à la haine contre un groupe identifiable, lorsqu’une telle incitation est susceptible d’entraîner une violation de la paix, est coupable :

a) soit d’un acte criminel et passible d’un emprisonnement maximal de deux ans;

b) soit d’une infraction punissable sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire.

319(2) Fomenter volontairement la haine

(2) Quiconque, par la communication de déclarations autrement que dans une conversation privée, fomente volontairement la haine contre un groupe identifiable est coupable :

a) soit d’un acte criminel et passible d’un emprisonnement maximal de deux ans;

b) soit d’une infraction punissable sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire.

De plus, Monsieur Guay contrevient évidemment au code d'éthique de la fonction publique québécoise :

L’obligation de neutralité politique et de réserve

Le fonctionnaire doit, dans l’exercice de ses fonctions, s’abstenir de tout travail partisan et faire abstraction de ses opinions politiques. Le fonctionnaire doit faire preuve, tant dans sa vie privée que dans sa vie professionnelle, de réserve quant à la possibilité pour lui de faire connaître publiquement ses opinions politiques. 

Pour tous ces motifs, je vous demande de prendre les mesures qui s'impose dans les circonstances afin de démontrer que de tels propos aussi irréfléchis qu'irresponsables ne peuvent et ne doivent pas être cautionné par nos institutions Gouvernementales. Par la même occasion, nous dénonçons la dérive autoritaire que nous constatons à l’endroit du mouvement étudiant dans sa juste lutte contre l’augmentation des frais de scolarité.

dimanche 15 avril 2012

Pétition: Demande aux syndicats d' assumer leur rôle social au Québec

LES SYNDICATS EN APPEL À LA DÉFENSE DU PEUPLE

Cette lettre est adressée à :

Louis Roy, président de la CSN,
Réjean Parent, président de la CSQ,
Régine Laurent, présidente de la FIQ,
et Michel Arsenault, président de la FTQ



Quoique les étudiants en grève (pour faire reculer le Gouvernement de Jean Charest sur la hausse de 75% en cinq ans des frais de scolarité) aient reçu de vos organisations un appui durant le conflit présent, il n'en demeure pas moins que ce même gouvernement refuse tout dialogue et concession.

Plusieurs de ces futurs diplômés seront membres de l'une ou l'autre de vos centrales syndicales un jour. Tous ces futurs diplômés seront des contribuables qui soutiendront par leurs impôts nos services publics.

Au-delà de la simple question d'augmentation de 75% en cinq ans, c’est le principe même d’accès à tous sans discrimination de revenus ou de rang social qui est en cause, tant en éducation qu’en santé, se trouvant au cœur même des transformations que nous impose par la force le Gouvernement de Jean Charest, et ce sans aucun véritable forum social de quelque nature que ce soit pour faire de tels choix de société.

S’il est vrai que les grandes centrales syndicales ont d’abord le devoir de défendre les intérêts de leurs membres, il est tout aussi vrai qu’elles ont un rôle social fondamental, particulièrement en des heures si sombres où l’oligarchie semble mener la classe moyenne vers une nouvelle forme d’esclavage par une extermination économique sans précédent dans l’histoire de notre nation.

Nous vous demandons d’assumer votre rôle social aujourd’hui plus que jamais, et de vous porter à la défense de la classe moyenne du Québec par un discours fort, tenace, constant, répété. Nous souhaitons voir ce discours accompagné d’un appel à la mobilisation nationale, en débutant peut-être par une journée de grève générale symbolique à la grandeur du Québec. Si un tel symbole était insuffisant pour faire comprendre à ce gouvernement que la cour est pleine, alors votre devoir est de vous solidariser avec le peuple pour prendre des moyens d’action plus intenses et plus forts.

Pouvons-nous compter sur vous tous?

vendredi 13 avril 2012

Chère UdeM... Apprends à respecter les votes démocratiques...


Blocage du pavillon Roger Gaudry à l'UdeM - 12 avril 2012 from UNIVERSITV.TV on Vimeo.

Le 12 avril 2012, l'Université de Montréal impose une injonction aux 17 152 étudiants de l'UdeM en grève générale illimitée (contre la hausse des frais de scolarité). Cette injonction est une atteinte à leur droit de grève puisqu'elle interdit les perturbations et le piquetage sur le campus de l'UdeM. Ce droit de grève a pourtant été voté démocratiquement en assemblée générale par une trentaine d'associations étudiantes. L'UdeM démontre qu'elle méprise ses étudiants en refusant d'écouter leurs revendications et en imposant ses directives anti-démocratiques. Une manifestation a été organisée pour faire valoir le respect du droit de manifester ainsi que pour répondre à cette attaque envers la jeunesse universitaire. Durant la manifestation les étudiants occupent le pavillon Roger Gaudry, symbole de l'université, où se trouve également le bureau du recteur, Guy Breton.

DEMAIN: Manifestation populaire du 14 avril: Pour un Printemps québécois!

Samedi 13:00 – 16:00
Parc Jeanne-Mance

-English follows-

Manifestation populaire et familiale du 14 avril
Pour un Printemps québécois!

Neuf ans, jour pour jour, après l’élection du gouvernement libéral, alors que des dizaines de milliers d’étudiants et d’étudiantes sont en grève depuis près de deux mois contre une augmentation massive des frais de scolarité universitaires, le mouvement étudiant lance un appel à la mobilisation citoyenne contre les gouvernements de Québec et d’Ottawa.

Depuis trop longtemps, libéraux et conservateurs font la loi. Coupures dans les programmes sociaux, baisses d’impôts aux entreprises, dépenses militaires records, recul des droits des femmes, mises à pieds massives, inaction devant les fermetures d’usines, hausse du seuil de la retraite à 67 ans, hausse des frais de scolarité, imposition de la taxe-santé, augmentation des tarifs d’Hydro-Québec... La liste des injustices libérales et conservatrices est longue!

Pendant que les cadeaux aux banques et aux grandes corporations se multiplient, on demande toujours aux mêmes de payer: les plus démuni-e-s et la classe moyenne se voient refiler la facture d’une crise dont les responsables se sont lavés les mains.

Le 14 avril 2012.
Neuf ans, jour pour jour, après l’élection du gouvernement libéral.
Deux semaines après le budget Harper.
Le Québec croît dans la rue!
Vers un Printemps québécois!
Si la grève est étudiante, la lutte doit devenir populaire!

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Public Demonstration - April 14th:
For a Quebecois spring!

Nine years, to the day, after the election of of the liberal government, while tens of thousands of students remain on strike for over 8 weeks against the announced massive increase in university tuition fees, the student movement is calling for a popular, citizens' mobilization against the governments in place in Quebec City and Ottawa.

For too long, Liberals and Conservatives have done as they please. Cuts in social programs, taxcuts for corporations, record-shattering military expenditures, rollbacks on women's rights, mass-firings, inaction in the face of factory closings, increasing the retirement age to 67, increases in tuition fees, the imposition of the "health tax", increase in Hydro Quebec rates... The list of injustices is long!

While the gifts to the banks and the giant corporations multiply, the poorest members of society and the middle class are given the bill for an economic crisis for which the responsible parties are given a free pass.

April 14, 2012:
Nine years, to the day, since the election of the provincial liberal government of Jean Charest.
2 weeks after the release of the Harper budget.
Quebec moves its faith to the streets!
Towards the Quebec spring!
If the strike is students, the struggle must be popular!

"Quand les journaux publient un apologie du fascisme…"

Original sur www.fachowatch.com (quelle bonne idée d'avoir fouillé le cache du site web en constatant la disparition subtile du texte!)

Ajoutez à ça qu'il paraitrait que le responsable du texte serait Bernard Guay, responsable de la direction général de la fiscalité au Ministère des affaires municipales, régions et occupation du territoire, dans le cabinet du ministre Laurent Lessard. À vérifier et à suivre...

Hier, le 12 avril 2012, un texte publié dans le journal Le Soleil et sur Cyberpresse fait clairement l'apologie du fascisme. En voici un extrait :

"Il ne suffit pas, pour faire échec à une opération préméditée et extra-légale comme celle-là (ndlr: la grève étudiante), de prendre part aux assemblées, de déclarer publiquement son opposition ou de s'adresser aux tribunaux. Étant passé par là en mon temps, j'ai beaucoup d'admiration pour ceux qui ont posé de tels gestes, mais cela ne suffit pas: il faut s'organiser pour reconquérir le terrain. Dans les années 1920 et 1930, c'est ce qu'on fait les mouvements fascistes, en appliquant aux gauchistes leur propre médecine. Ceux-ci en ont gardé un souvenir si cuisant que, trois quarts de siècle plus tard, ils s'acharnent encore à démoniser cette réaction de salubrité politique."
(Pour en finir avec les grèves étudiantes, Bernard Guay)

De quelle opération de salubrité est-il question ici ? Des autodafés de livres ? Des pogroms ? Des massacres de la révolution espagnole ? Des lynchages publics ? L'incendie du Reichstag ?

En quoi est-ce que cela constitue un exemple à suivre ? M. Guay, vous êtes nostalgique des chemises brunes ? Vous voudriez que l'histoire se répète et que le gouvernement réprime la grève étudiante comme les fascistes l'ont fait avec les gauchistes pendant les périodes les plus sombres de notre histoire ?

L'auteur ferait donc l'apologie de la "méthode fasciste" pour faire taire les mouvements sociaux, plutôt que de passer par la démocratie via les assemblées ou même les tribunaux.

Mais le plus inquiétant, c'est que les journaux publient ce torchon sans y voir le moindre problème. On ne parle plus de tolérance mais plutôt d'une régression spectaculaire vers une idéologie qui n'apporte que la mort et la haine.

Le texte d'origine est disponible ici :
http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache%3AYneSj6pUJ3AJ%3Awww.cyberpresse.ca%2Fle-soleil%2Fopinions%2Fpoints-de-vue%2F201204%2F11%2F01-4514364-pour-en-finir-avec-les-greves-etudiantes.php+Pour+en+finir+avec+les+gr%C3%A8ves+%C3%A9tudiantes+bernard&cd=1&hl=fr&ct=clnk&gl=ca&client=firefox-a 

Après plusieurs plaintes et des polémiques sur les réseaux sociaux, le texte en question semble avoir été retiré de Cyberpresse aujourd'hui. Mais cette lettre d'opinion n'aurait jamais du être publiée en premier lieu. Il est absolument scandaleux que personne n'ait prit la peine de filtrer un texte faisant aussi clairement l'apologie du fascisme, de la haine et de la violence. Que font les éditeurs du journal Le Soleil et de Cyberpresse ?

La "salubrité publique" (sic) commence par ne pas donner de tribune aux idées fascistes !